Commentaire - les lettres persanes

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  • Publié le : 21 mars 2010
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Les Lettres Persanes, œuvre épistolaire écrit par Montesquieu et publié en 1721, racontent le voyage à Paris de deux Persans, Usbek et Rica. Leur séjour, qui dure huit années, est pour eux l'occasion d'observer la société et le mode de vie des Français, leurs coutumes, leurs traditions religieuses ou politiques, et d'en faire le rapport à leurs interlocuteurs restés en Perse. Dans cette XXXèmelettre, ils font part de leurs étonnements devant le comportement Parisien et devant leurs découvertes. Ce procédé permet de faire passer critique et satire sur les Français ou plus précisément, ici, sur les Parisiens. C’est donc à travers le genre épistolaire et le thème du regard, que nous allons étudier comment ce texte nous propose une réflexion sur les comportements Parisiens.

Dans cetextrait, les marques de l’épistolaire sont mises en valeur par les qualités que Rica possède à conter son étonnement et ses découvertes et par des indices d’énonciation très présents.

Les indices d’énonciation sont très nombreux dans ce texte. Ils nous permettent donc de déterminer en quoi ce genre littéraire est si particulier mais très reconnaissable.
En effet, dés le début du texte, laprésence du locuteur et du destinataire est mise en avant par leur désignation ; « Rica au même. A Smyrne ». On peut donc déjà prouver que ce récit se compose d’une correspondance entre deux personnages différents.
Nous avons aussi, à la fin du texte, la nomination du lieu d’énonciation, de la date et de l’année qui va de nouveau nous permettre de déterminer cette correspondance. De plus, la date,venant du calendrier persan, nous indique la nationalité des deux individus.
Enfin, la répétition du pronom personnel « je », nous montre en quoi le locuteur est extrêmement présent et qu’il est très impliqué.

Rica, locuteur de l’histoire, possède des qualités de conteur remarquables. Montesquieu met alors en valeur l’art de raconter du Persan.
Grâce à certaine phrase telle que « J’eus sujetde me plaindre de mon tailleur, qui m’avait fait perdre en un instant l’attention et l’estime publique […] », le récit est alors narré avec un certain humour. De plus, parfois, Rica prend un ton ironique comme dans l’expression « Tant d'honneurs ne laissent pas d'être à charge […] ». Ainsi, grâce à son ironie et son humour, il fait sentir qu’il n’est jamais dupe.
Il écrit aussi ce récit en semoquant de lui-même et dont la célébrité ne le rend pas orgueilleux. Il utilise également des figures de style comme des comparaisons, des énumérations ou encore des parallélismes. Tout ceci met en avant ses étonnantes aptitudes à conter son histoire.

Rica a l’art de raconter et va, grâce à deux aspects du regard porté sur lui, arriver à une conclusion sur les caractères superficiels descomportements Parisiens.

Le thème du regard est très important dans cet extrait, et aussi très utilisé. Tout d’abord, on remarque deux parties très distinctes dans ce passage ; le Persan attirant tout les regard et le Persan totalement ignoré. Ceci va alors nous permettre de montrer en quoi Montesquieu veut dénoncer, à travers ce roman, les comportements Parisiens.

Dans cette première partie, lePersan est regardé et admiré par les Parisiens comme il l’est dit ci-dessus. On va donc étudier cette admiration et en quoi elle détermine l’attitude parisienne.

En effet, Rica est assailli par les Parisiens. La présence excessive des pronoms personnels «je», « me » ou encore « moi » et des adjectifs possessifs « mes » ou encore « ma » traduisent le sentiment de ce personnage envahit par sonimage. Grâce à cette métaphore : « […] je me voyais multiplié dans toutes les boutiques […]», Montesquieu met en avant un personnage multiplié dans l’espace.
On remarque aussi un sens de la vue qui est sollicité. En effet, le champ lexical du regard est très présent dans le premier paragraphe, on a des mots comme « regardé », « voir », «voyais», « lorgnettes » ou encore « vu ». Il subit donc...
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