Commentaire pascal

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  • Publié le : 30 avril 2011
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Les Pensées (Philosophie)
Blaise Pascal (1623-1662)

Dans Les Pensées, ouvre posthume publiée en 1670, Blaise Pascal réunit des notes qu'il destinait à l'élaboration d'une apologie de la religion chrétienne.
Le manuscrit révèle les méthodes de travail de Pascal. Il écrit sur de grandes feuilles de papier des réflexions, des esquisses, des plans, parfois des rédactions développées, qu'ilclasse en découpant les grandes feuilles, dont il répartit les morceaux dans des dossiers thématiques. On sait que Pascal perçait d'un trou les papiers destinés à entrer dans son Apologie, pour les réunir par une ficelle en liasses portant chacune un titre.

Extraits

Il est juste que ce qui est juste soit suivi ; il est nécessaire que ce qui est le plus fort soit suivi.La justice sans la forceest impuissante ; la force sans la justice est tyrannique.La justice sans force est contredite, parce qu'il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste.

L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant.Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser; une vapeur, une goutte d'eau suffit pour le tuer. Mais quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue puisqu'il sait qu'il meurt et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien.Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C'est de là qu'il faut nous relever et non de l'espace et de ladurée, que nous ne saurions remplir.Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale.

La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et cependant c'est la plus grande de nos misères. Car c'est cela qui nous empêche principalement de songer à nous, et qui nous fait perdre insensiblement. Sans cela, nous serions dans l'ennui, et cet ennui nous pousserait àchercher un moyen plus solide d'en sortir ; Mais le divertissement nous amuse, et nous fait arriver insensiblement à la mort.

Commentaire du passage à propos de l'Homme esclave du divertissement

Introduction
Les Pensées rédigées par Pascal entre 1656 et 1662 se présentent sous la forme d'un recueil de notes destinées à une apologie de la religion chrétienne qu'il n'eut pas le temps de mener àbien.

Après avoir démontré que la position de l'homme dans l'Univers ne peut que le conduire à l'angoisse et au désespoir, Pascal s'en prend à l'aveuglement humain qui cherche dans le divertissement un moyen d'échapper à cette situation tragique au lieu d'en tirer les conséquences et d'envisager son salut. Comme toujours chez Pascal l'organisation logique s'appuie sur des procédés rhétoriquesdans le but non seulement de convaincre mais de persuader son interlocuteur. On observe ainsi trois étapes dans cette démonstration du rôle fondamental du divertissement dans l'existence humaine. Tout d'abord dans les lignes 1 à 5, l'énoncé de la thèse selon laquelle l'homme n'est pas libre mais asservi au divertissement puis un premier exemple qui l'illustre « Avec le divertissement il n'y a pointde tristesse » suivi d'un deuxième exemple plus inattendu axé autour du thème « Sans le divertissement, point de joie ».

I Examen de l'énoncé de la thèse qui met en évidence la vanité humaine et les effets surprenants du divertissement.
Les deux caractéristiques de la condition humaine : le malheur lié à l'ennui et la vanité, c'est-à-dire le vide et l'inconsistance vont être développés pourmontrer à quel point l'homme s'ennuierait sans cause d'ennui. Le paradoxe en ce qui concerne la vanité est appuyé sur l'antithèse qui fait l'état d'une part de « nulles causes essentielles d'ennui » et d'autre part de la distraction futile qu'il trouve pour y porter remède (« la moindre chose »). Le thème du jeu est intentionnellement présenté par une synecdoque (il parle de la balle pour parler...
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