Crise et consommation

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  • Publié le : 14 décembre 2010
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Ce n'est plus une surprise, la crise a profondément modifié les comportements de consommation des Français. Mais pas de tous. Une poignée d'irréductibles résistent encore et toujours au climatéconomique: les jeunes âgés de 18 à 25 ans, soit près de 6,5 millions d'individus en France. L'étude «La crise, les jeunes: et après» de l'agence en marketing et communication Junium, révèle en effet queprès de 65% d'entre eux n'ont rien changé à leur façon de consommer. L'étude note ainsi de véritables spécificités, dans leurs comportements, totalement indépendantes de la crise. Ils ont notammentrecours au smart shopping sur Internet (bons plans sur eBay, vide-greniers... ), favorisent les achats de marques propres en hypermarchés, et complètent leurs achats de base dans les hard discount.

Lebio n'échappe pas à la suspicion
Quant aux jeunes qui gagnent leur vie, économiser signifie mettre de l'argent de côté, jusqu'à 15% de leur budget. L'idée: disposer d'une somme supplémentaire pour lesachats «plaisirs»en plébiscitant la gratuité totale, notamment pour les journaux. En outre, les jeunes préfèrent attendre les soldes. S'ils affirment que ces dernières représentent pour eux de moinsen moins un événement (à cause d'Internet où ils font des affaires toute l'année), ils sont tout de même 91% à acheter des produits soldés ou en promotion, et 76% à dépenser leur argent quand ilsestiment que c'est un «bon plan». Conscients de leur addiction aux promotions, ils trouvent en revanche les coupons de réduction trop contraignants et trop incitatifs. Et les mécaniques marketing, qu'ilsconnaissent bien, provoquent chez ces derniers une méfiance permanente. Cette suspicion s'étend à l'ensemble du système et se retrouve jusque sur les produits biologiques, dont ils reconnaissentl'intérêt, mais qu'ils trouvent trop chers et «suspects», tant on en parle. Ils préfèrent ainsi les produits locaux et seule la dimension sociale des biens éthiques les intéresse. Et pour cause:...
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