Critique de "cannibale" de didier daeninckx

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  • Publié le : 9 novembre 2010
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Pour le 26/04/2010

Devoir d'écriture

Cannibale, de Didier Daeninckx, 2008

Ce livre est intéressant à lire compte tenu du fait que tout au long de l'histoire l'auteur dénonce le racisme colonialiste de l'époque d'une manière subtile. L'auteur cherche à nous persuader que les kanaks ne sont pas nés comme des hommes anthropophages, mais qu'ils sont semblables aux hommes européens, par desdiscours direct très présent au milieu de la narration.

Il nous raconte à travers le personnage de Gocéné (narrateur) comment ces hommes sont traités, cela lui permet de s'affirmer par la première personne du singulier : «je» , alors qu'il exprime son opinion personnelle et qu'il cherche à nous la partager, sans que cela ne provoque une polémique. Malgré une histoire centrée sur le racismecolonialiste, l'auteur parvient à nous exposer quelques passages de solidarité, notamment page 77 à 82. Les personnages présents dans ce passage sont originaires de pays colonisés par la France (Sénégal, Nouvelle-Calédonie). Lorsque que les kanaks et les sénégalais sont sollicités pour aller en France (kanaks pour se présenter à une exposition coloniale, sénégalais pour défendre la pays en guerre), onpeut voir qu'ils se retrouvent tous dans des situations qu'ils n'avaient pas imaginé, étant donné que leur pays était une colonie de la France, alors lorsque Fofana (le sénégalais) voit les deux jeunes kanaks courir dans le métro, il les aide alors même qu'il ne les connait pas, soit disant « qu'ils ont un peu la même couleur et que même si les kanaks ne viennent pas d'Afrique, lorsque des Noirssont poursuivis par des policiers, il est du côté des Noirs » (l.1380-1383, page 80). Les deux kanaks ne sont pas seulement aidés par cet Africain, page 64, un homme ouvrier ne les connaissant pas non plus leur indique le chemin qu'ils demandent, mais sans plus.

Cependant, l'auteur illustre sa thèse par plusieurs exemples illustratifs probants, sans effets dramatiques. Tous connotent ladiscrimination raciale. Pour commencer, dès le début du livre nous avons affaire à une sorte de discrimination, cette fois ci des kanaks envers un français. Lorsque Gocéné se fait accompagné en voiture par son ami français (Caroz), les kanaks qui barrent la route ne le laisse pas passer par manque de confiance envers cet homme « blanc » qu'ils ne connaissent pas. Mais si cette discrimination de la partdes kanaks est présente lors de la revendication de leur indépendance, elle peut être la conséquence d'une mauvaise relation entre la France et la Nouvelle-Calédonie. L'auteur nous le démontre, par la façon dont ont été traité les kanaks lors de l'exposition coloniale. Ils ont été « logé » dans un zoo près de Vincennes à côté de la fosse aux lions et du marigot des crocodiles. Ils ont été obligé àpousser des cris et à agir comme des animaux sauvages, au lieu de partager leur culture. « ...coloniser ce n'est pas seulement défricher la jungle, construire des quais, des usines, tracer des routes, c'est aussi gagner à la douceur humaine des cœurs farouches de la savane, de la forêt ou du désert... » (l-25 à 28, page 19) Cette phrase que l'adjoint du gouverneur prononce n'aura aucunesignification par la suite comme nous avons pu le constater. Nous pouvons ajouter que lorsque Gocéné se retrouve en face de Grimaut (administrateur), il lui fait part de ses pensées : « Le respect, chez nous en pays kanaks, il ne vient pas à la naissance comme la couleur des yeux. […] Quand nous sommes partis de Nouméa, on nous a promis que pendant notre séjour à Paris nous resterions toujours ensemble.Que nous serions libres de nos mouvements... ». Le transfert dans un cirque, d'une partie des kanaks, en Allemagne est un manque de respect pour Gocéné, qui l'exprime activement auprès de Grimaut.
Pour étayer sa thèse, l'auteur ajoute des éléments qui connotent la discrimination raciale, telle que la femme et l'un des deux enfants (page 71). La femme a cherché à les éviter en les ignorants,...
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