Dans quels sens peut-on dire que l’homme est un animal politique ?

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  • Publié le : 17 mai 2010
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PHILOSOPHIE

Sujet :

Dans quels sens peut-on dire que l’homme est un animal politique ?

Dans son ouvrage La politique, Aristote affirme que « L’homme est un animal politique ». Cette réflexion a suscité de nombreux avis différents dans les siècles qui ont suivis. Le problème philosophique posé ici, est de savoir pour quelles raisons nous pouvons affirmer que l’être humain estconsidéré comme un animal politique. Ce sujet nous pousse à nous demander si l’homme a besoin d’une existence avec les autres pour se développer, et à nous interroger sur le fait qu’il puisse être capable de vivre de façon autonome ou individuelle ou alors, nous l’imaginer au contraire comme un être ayant besoin des autres pour devenir quelqu’un.
Dans un premier temps, nous expliquerons ce qu’est unesociété et la différence entre la société animale et humaine. Pour cela nous inclurons la thèse d’Aristote, nous continuerons avec celles de Rousseau, d’Hobbes, et le contrat social. Pour finir nous verrons l’idée de Kant dans son « insociable sociabilité ».

Une société désigne un groupement d’individus dépendant les uns des autres et agissant en fonction des biens communs, ce qui peut nousrapprocher de la société des animaux. Cependant, l’étude comportementale de ces derniers nous a prouvé qu’ils ne peuvent pas vivre isolés. L’animal doit vivre en priorité avec sa mère mais aussi au sein d’un groupe. Contrairement aux sociétés humaines, les sociétés animales n’ont pas de passé historique, elles vivent suivant un instinct. Les humains quant à eux, évoluent et changent avec le temps. Ilssont dotés de ce pouvoir grâce au langage, qui leur a apporté la raison. Ils vivent selon des institutions : leur vies sont rythmées par des pratiques sociales, leur histoire a permis aux hommes d’être cultivés et éduqués. Grâce aux règles qui les gouvernent, cette mentalité évolue de génération en génération. Dès la naissance, l’être humain hérite des coutumes de sa famille, c’est une suitetemporelle. Vivre de cette façon est devenu une habitude. Ces institutions font partie de nous, elles deviennent évidentes, on ne s’imagine plus vivre sans elles. Ces lois, qui se plient aux différents cas, imposent des contraintes et permettent à l’humain de différencier le juste et l’injuste. Elles regroupent des droits, des autorisations, mais également des interdits et par conséquent des sanctions.Durkheim a écrit, qu’un homme n’est pas le même isolé qu’entouré. Il prend pour preuve sa manière de penser, d’agir … Etant donné que l’on obéit à toutes sortes de règles dès lors que nous vivons en société, les personnes ont tendance à agir de façon formatée.
Aristote pense justement, que l’homme a une tendance naturelle à s’associer. C’est lui qui déclare : « L’homme est par nature un animalpolitique ». Sachant que « politique » vient de Polis qui signifie Cité en grec, nous pouvons penser que l’homme est fait pour vivre en société. Pour l’être humain, l’union de l’homme et de la femme crée une famille et elle peut satisfaire les besoins quotidiens. Mais pour atteindre l’autarcie, il faut un rassemblement de bourgades qui formeront petit à petit une cité, adoptant une façon de vivrecommune. On pourra alors vivre dans une communauté politique. Un homme solitaire serait incapable d’assurer certains de ses besoins, seul : il ne pourrait pas se reproduire sans une femme, et un maître a besoin d’un esclave pour exécuter ses tâches. L’homme couvrirait ses besoins vitaux, mais seulement ceux-ci. Pour Aristote, seul un Dieu ou une bête peuvent vivre isolé, car pour les animaux, ilsuffit d’un mâle et d’une femelle pour suffire à la reproduction. Admettons que l’homme n’est ni l’un ni l’autre. Même si certains animaux, tel que les fourmis ou les abeilles, vivent en société, ils ne sont pas politiques. Pour les abeilles, il n’y a pas de lois, d’institutions. Chacun a sa tâche donnée par l’instinct et n’en discute pas. La reine des abeilles ou celles des fourmis ne règne...
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