De gaulle : dimension mythique

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  • Publié le : 23 décembre 2011
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La dimension mythique du Salut

→En quoi l’image du mythe structure-t-elle Le Salut ? (prendre en compte les deux mythes présents ds l’œuvre : celui de DG, chef providentiel et prophète en mission, et celui de la France)

Introduction :

« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. » Ainsi démarre le premier tome des Mémoires de guerre du général de Gaulle. Autant direque, d’emblée, le mythique précède l’historique dans ces écrits.

Mais précisément, qu’est-ce qu’un mythe ? C’est un récit fabuleux, une représentation idéalisée d’un état passé de l’humanité, d’un homme ou d’une idée, une construction de l’esprit sans relation avec la réalité.

Alors, Les Mémoires de guerre, et plus particulièrement Le Salut, relèvent-ils du mythe ? Oui, car ils apportentbien « une certaine image » de la France et de son chef, un contenu imaginaire, fait de représentations sublimes, parfois d’ images simplifiées, voire illusoires- tout cela étant propre au mythe. On pense par exemple au « magnifique avenir » que DG prédit aux Français alors qu’il doit prendre dans l’immédiat des mesures de rigueur.

On peut donc légitimement se demander en quoi l’image du mythestructure Le Salut.

Nous verrons dans un premier temps que l’héroïsation de la France et du GDG caractérise ce « récit fabuleux », puis nous étudierons le caractère polymorphe de ce double mythe. Enfin, nous nous demanderons comment interpréter ces deux mythes associés.

I- L’héroïsation de la France et du GDG caractérise ce « récit fabuleux »

A- la France, un être vivant héroïque

Dèsla première page de « La Libération» on voit que « l'être vivant d'une nation prend corps par le texte », selon les termes de Régis Debray. L'imagination du lecteur est, en effet, invitée à la vision du « corps bouleversé de la France» (p. 7). La France devient ainsi un être vivant.

B-DG, un « personnage qq peu fabuleux »

Dans ce commencement, l'auteur introduit aussi sa propre personne en«personnage quelque peu fabuleux, incorporant aux yeux de tous cette prodigieuse libération» (p. 10), et jugé capable « [d'] accomplir par lui-même tous les miracles attendus» (p. 10).

→Question : est-il seulement fabuleux aux yeux des Français comme il l’indique ds cette phrase, ou aussi à ses propres yeux ? qui a une image simplifiée du personnage ? qui le construit, ce personnage ?

=>DGnous donne à voir ce que pensent les Français à la Libération, notamment lq il décrit ses bains de foule, dans les différentes villes de France- une admiration que semble partager à ce titre les foules américaines ou belges. Mais c’est surtout lui qui construit sa propre image à tv cette fable qu’est Le Salut.

II- Le caractère polymorphe de ce double mythe

A- à propos de la France

• Troistypes d'images maintiennent la dimension mythique de la France:

→des images pathétiques, des images profanes, des images célestes.

*Les images pathétiques se rapportent au corps blessé (« le corps bouleversé de la France », p. 7), à la captivité (« la France reparaissait libre et vivante », p. 70 ; « on la regardait encore comme une captive énigmatique », p. 250), à la femme offensée (« vousavez outragé la France"[ ... ] Cela ne peut être oublié », p.233).

*Les images profanes montrent une France qui fascine les regards (« Vers la France libérée tous les États portaient leurs regards », p. 57). Elle est comme une vedette mondiale, une star sur Broadway (« Long live France! », p. 257).

Elle peut aussi fasciner comme une gagnante invincible (« si la France n'a pas encore reprisdans son jeu l'atout de sa grande puissance, elle garde quelques bonnes cartes », p. 216).

*Les images célestes sont celles où la France apparaît en mère et souveraine universelle: « France qui [reste] la France pour ses enfants et pour le monde» (p. 112),

France dont l'œuvre est « civilisatrice» (p. 235) et qui peut « servir grandement son intérêt et celui du genre humain» (p. 63)....
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