Descartes

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  • Publié le : 7 décembre 2011
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Résumé: ce cours était à l'origine, une introduction au cours sur la conscience (où il s'agissait essentiellement de se demander si la conscience est une entité réelle ou une fonction et si elle est une source de vérité). Il me permettait d'insérer dans un cours l'étude d'une œuvre. Étant donné la longueur des Méditations, j'avais choisi de n'étudier que les deux premières. J'ai quelque peuremanié ce cours, afin de l'extraire du cours sur la conscience. Vous trouverez ainsi pour l'essentiel, les mêmes choses que dans la première partie du cours sur la conscience.I- Projet et méthode pour y parvenir : §1et 2

A- Le projet des Méditations : §1

NB : les chiffres figurant entre () sont les étapes de l'argumentation de Descartes.

(1) je veux découvrir ce qui est certain,et s’il y a quelque chose de certain.



1) le problème de Descartes : le fondement des connaissances

Descartes s’est proposé de s’assurer de la validité de toutes les connaissances qu’il a acquises. Il trouve en effet que l’école transmet des connaissances, certes, mais sur un mode dogmatique. Ainsi, il se propose d’examiner à quel titre cette connaissance en est une. Il s’agit detrouver un fondement de la connaissance autre que celui de l'autorité des professeurs (il s’oppose donc à toute autorité ).

cf. fait qu'à l'époque, l’autorité, c’était les textes d’Aristote, de St Thomas : quand on voulait savoir quelque chose, on consultait ce qu'ils avaient dit à son propos; c’est à ça que s’oppose Descartes



2) Le statut du Je : qui parle?

a) Si Descartesparle à la première personne, le "je" qu'il emploie est pourtant un "je universel", impersonnel, dans lequel tout le monde peut se reconnaître :

- sa position n'est pas celle d'un savant accompli, qui aurait déjà découvert la doctrine philosophique qui va plus tard être soutenue

- au contraire, il feint de se trouver à un stade qu'il a depuis longtemps dépassé : celui d'un homme sanséducation philosophique, qui se laisse guider par ses opinions

Comme il le dit dans Entretien avec Burman, AT V, 146 : il met en scène un esprit "attaché aux sens, comme nous le sommes tous avant de philosopher"

Bref : il s'agit de se placer du point de vue d'un homme qui commence à philosopher

b) Pourquoi se place-t-il de ce point de vue?

b1) Parce que même si les principesmétaphysiques sont plus clairs que les principes géométriques, si on les avance trop brutalement, on risque de les voir rejetés comme inappropriés ou invraisemblables. Ainsi Descartes met-il en œuvre, ici, ce qu'il appelle la méthode analytique : méthode qui montre comment une chose a été découverte, plutôt que de soutenir une thèse sans raconter les étapes par lesquelles on y arrive (cf. Réponses auxsecondes objections) ; ce procédé a le mérite de permettre au lecteur de refaire par lui-même le propre cheminement de Descartes.

b2) Et parce que son but est de conduire le novice, l'apprenti-philosophe, de la dépendance des sens vers la conscience du rôle essentiel que joue la raison dans l'acquisition des connaissances



3) le rapport à Socrate :

- Points communs :

a) retour sur soide l’esprit voulant éprouver son propre pouvoir de connaître : attitude réflexive propre à la philosophie

b) remise en question des connaissances de façon critique

- Différence : Socrate interroge les autres pour prendre la mesure de son propre savoir; c’est au contraire dans la solitude que Descartes préfère entreprendre la révision générale de ses connaissances (cf. fait que le genre estla méditation; insister sur la retraite, nécessaire pour ce qui va suivre)



4) la distinction théorie et pratique :

cf. Discours de la méthode, Partie III (la morale par provision) et Partie IV, §1.



Exigence métaphysique : théorie, connaissance, vérité


exigence morale : pratique, mœurs, comportements, action

- on a tout le temps de la chercher

- on veut...
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