Dm de francais

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  • Publié le : 20 septembre 2012
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1. Un personnage physiquement perturbé 
1. Le malaise de Meursault
2. Le trouble visuel 
3. Le basculement de la scène 
2. Lecture symbolique de l'extrait 
4. Les références religieuses 
5. La dimension enfantine 
6. La rupture avec la nature
3. Les caractéristiques dramatiques de la scène
7. Le concours de circonstances 
8.L'enchaînement dramatique de l'action 
9. L'arrêt du temps 
 
Problématique :
Axe | Outil d’analyse | Relevé | Interprétation |
I 1 | Champ lexical du sommeil | J’étais épuisé et je me suis jeté sur ma couchette.j’ai dormije me suis réveillé | Le premier sentiment qu’il exprime est alors un sentiment d’apaisement, dû au départ de l’aumônier, et au fait qu’il se soit retrouvé seul :« Lui parti, j’ai retrouvé le calme ». Le déchainement verbal et pulsionnel auquel il s’est livré semble l’avoir vidé de toute animosité (« j’étais épuisé », « Comme si cette grande colère m’avait purgé du mal, vidé d’espoir »), de sorte qu’il s’endort (« Je crois que j’ai dormi »). On a l’impression que ce sommeil, en plus d’être réparateur, symbolise une sorte de renaissance du personnage, qui seréveille calme et tous les sens en éveil, dépourvu de toute crainte liée à sa mort prochaine.La colère et la révolte de M face à l’aumônier ont eu une dimension thérapeutique pour le personnage (« m’avait purgé du mal, vidé de tout espoir ») car elles ont débouché sur une certaine sérénité, sur la prise de conscience de son amour de la vie, de son appartenance intégrale au monde et de son bonheur passémais aussi actuel (« j’ai senti que j’avais été heureux et que je l’étais encore »). |
II 2I 3 ? | Champ lexical de la nuit | Étoilesà la limite de la nuitdevant cette nuit chargée de signes et d’étoiles | Le cadre temporel est favorable à cette tranquillité : il fait nuit. |
I 2 | Champ lexical de la nature | je me suis réveillé avec des étoiles sur le visage.Des bruits de campagne montaientjusqu’à moi.Des odeurs de nuit, de terre et de sel rafraîchissaient mes tempes.La merveilleuse paix de cet été endormi entrait en moi comme une marée. | Bien qu’enfermé dans sa cellule, Meursault semble entrer en communion avec la nature, comme le montre le fait que chaque évocation de la nature est rattachée à la personne de M, à son corps. |
I 2 | Champ lexical des sens | avec des étoiles surle visage.Des bruits de campagneDes odeurs de nuit, de terre et de selrafraîchissaient mes tempes.La merveilleuse paix de cet été endormi entrait en moi comme une marée. | L’attachement du personnage aux sensations transparaît bien ici : on note la référence à des sensations visuelles, auditives et olfactives, comme si, au moment de mourir, la vie prenait une importance inédite, comme si chaquechose acquérait une certaine valeur. |
I 3I 2 | métaphore | Des odeurs de nuit, de terre et de selrafraîchissaient mes tempes. | Le lecteur n’a pas l’impression qu’il se trouve dans une cellule, mais à l’extérieur. |
II 2I 1 | comparaison | La merveilleuse paix de cet été endormi entrait en moi comme une marée. | Le personnage est réconcilié avec lui-même. |
I 2 | gradation | Des bruits decampagne montaient jusqu’à moi.Des odeurs de nuit, de terre et de sel rafraîchissaient mes tempes.La merveilleuse paix de cet été endormi entrait en moi | Au fur et à mesure que le texte progresse, la nature se rapproche de Meursault, au point même d’entrer en lui. |
II 3II 3 | imparfait | | L’usage dominant de l’imparfait semble faire durer de manière indéterminée ce sentiment de plénitude.L’instant présent s’étire pour Meursault, voire se mêle au passé (souvenirs de la fin de vie de sa mère). |
III 3 | Périphraseeuphémisme | des sirènes ont hurlé Elles annonçaient des départs pour un monde où des vies s’éteignaient | Un bruit rappelle l’imminence de la mort (« des sirènes ont hurlé »). Mais M ne perd pas son calme (« qui m’était indifférent »). D’ailleurs, la mort est évoquée à...
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