Dossier, les fleurs du mal, baudelaire

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1716 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 4 mars 2013
Lire le document complet
Aperçu du document
DOSSIER – Les fleurs du mal, Baudelaire. Le cycle de Jeanne Duval

1_ Éléments biographiques

Charles Baudelaire est né le 9 Avril 1821 et est mort le 31 Août 1867 à Paris. Il perd son père, Joseph-François Baudelaire, à l’âge de 6ans. Sa mère se remarie en 1828 avec le général Jacques Aupick, Charles se sent abandonné, il refuse cette union et reste en opposition avec le général et sesvaleurs très différentes des siennes.
En 1836, il entre au lycée Louis Le Grand de Paris d’où il est renvoyé en 1839. Il obtient néanmoins son baccalauréat. En Juin 1841, son beau-père le fait embarquer sur le Paquebot des Mers du Sud en direction des Indes mais son voyage prendra finalement fin à l’île Maurice. Certains poèmes comme L’Albatros ou Parfum exotique ont certainement été inspirés parce voyage. En 1842, Charles Baudelaire bénéficiant de l’héritage paternel dépense sans compter avec l’art, l’alcool et l’amour et fait la connaissance de la « vénus noire » Jeanne Duval qui lui inspire de nombreux poèmes comme La Chevelure ou Le Serpent qui danse. En 1848, il participe à la création d’un journal révolutionnaire : le Salut Public. Charles s’éloigne progressivement de la politiquepour se consacrer à la poésie. En 1851 il dénonce le coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte. Il débute sa liaison passionnée avec Apollonie Sabatier en 1852 et lui adresse de nombreux poème dont Harmonie du Soir et L’Aube spirituelle. En 1854 il publie Les Contes extraordinaires d'Edgar Poe. Son beau-père meurt en 1857. En Juin, il publie les Fleurs du mal mais en Août, un procès en moralité estdéclarer contre lui. Le procureur Pinard demande la condamnation du recueil de poèmes. Malgré l'appui de Sainte-Beuve et de Barbey d'Aurevilly, Charles Baudelaire et son éditeur sont condamnés. Six poèmes devront également être retirés.
Un an après, Charles se réconcilie avec sa mère. En 1861 à lieu la seconde publication des Fleurs du mal. Baudelaire fuit en Belgique et s’installe à Bruxelles où ildonne une tournée de conférences en 1864. Ce pays qui lui plaisait beaucoup au début lui est devenu insupportable. Il est atteint de la syphilis et a de plus en plus recourt à la drogue. En 1866, il perd connaissance dans l’église Saint-Loup. Il est hospitalisé à Bruxelles, victime à la fois d’hémiplégie et d’aphasie. Il revient le 31 août 1867 à Paris où il meurt dans la clinique du docteurDuval. Il est inhumé le 2 septembre au cimetière Montparnasse.

Le recueil fut d'abord annoncé en 1845 et 1846 comme intitulé Les Lesbiennes. À partir de 1848, s'y substitua un nouveau titre : Les Limbes. Ce n'est qu'en 1855 que Baudelaire choisit Fleurs du mal pour intituler dix-huit poèmes dans La Revue des Deux Mondes. Le projet poétique de Baudelaire est d’extraire la beauté du mal. Le mal faitréférence à quatre types de mal. Il y a la mal social (être déchu), le mal moral (goût pour le crime et le sadisme), le mal physique et le mal métaphysique (âme angoissé car il ne croit pas en Dieu). Les fleurs sont habituellement associées à la beauté, le titre laisse donc supposer qu'il existe une beauté du mal, du péché. Les « fleurs maléfiques » est l’oxymore qui place le recueil sous lesigne de l'antithèse : le "spleen" et "l'idéal".
Le thème de la femme est présent durant tout le recueil : elle s'y fait tour à tour sensuelle et envoûtante, figure maternelle et aimante, mais aussi beauté inaccessible, allégorie de l'absolu. Les Fleurs du mal sont divisées en quatre cycles, dont les premiers s'inspirent de trois de ses maîtresses : on distingue ainsi le cycle de Jeanne Duval, lecycle d'Apollonie Sabatier, semi-mondaine présentée par Baudelaire comme une madone pure et inaccessible, le cycle de la comédienne Marie d’Aubrun, et un quatrième cycle consacré à des femmes diverses, réelles ou fictives.

Le poète divise son recueil en six parties Spleen et idéal, Tableaux parisiens, Le Vin, Fleurs du mal, Révolte et La Mort. Il y a un premier poème, qui sert de prologue,...