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  • Publié le : 27 décembre 2010
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AUTOUR DE LA MARIONNETTE

La marionnette d'Indonésie:

Le théâtre de marionnettes de l'Indonésie a subi comme tant d'autres l'influence de l'Inde. En fait, on ignore s'il y avait des marionnettes avant les contacts avec l'Inde. De toute façon, les spectacles de marionnettes indonésiens s'en sont rapidement émancipés pour acquérir un style qui leur est propre. Ce style, c'est celui des Walang.Ce sont des marionnettes montées sur une tige en corne ou en bois avec des bras articulés au coude et à l'épaule, mus par des baguettes fixées aux poignets. Le dalang, une sorte de prêtre, qui est l'officiant de la cérémonie, commence le spectacle par une offrande. Ensuite, accompagné d'un orchestre de percussions, il récite et chante son histoire en agitant ses walangs dans le but d'obliger lesmorts à répondre à son appel par l'attrait que l'image mouvante d'eux-même représente. Le théâtre javanais n'a pas d'autre répertoire. Non seulement les acteurs se déguisent-ils avec des costumes et des masques pour leur ressembler, mais en plus ils imitent avec beaucoup de soin leurs gestes si particuliers!

La marionnette du japon: Bunraku

Comme partout ailleurs, la marionnette au Japonplonge ses racines dans la religion. C'est vers le VIIe siècle qu'elle est arrivée dans ce pays, en provenance de Chine ou de Corée. Une tradition veut qu'un moine shinto manoeuvrait deux marionnettes, un mâle et une femelle, pendant qu'il récitait ses prières. Sa piété inspira les gens de cette région et l'on contruisit un temple en l'honneur de la "poupée sacrée". Ce temple s'appelle "DocumboHyakudayu Okami" . Documbo était peut-être le nom de ce moine. Hyakadayu était un autre moine-marionnettiste qui, lui, apprit aux gens de son village l'art de la manipulation.

Ce n'est qu'à partir du XIIe siècle que l'art de la manipulation s'est développé. Des récits des principales luttes féodales vinrent s'ajouter aux légendes et autres histoires à saveur religieuse qui constituaientl'essentiel du répertoire d'alors.

C'est de tout cela que naquit le Bunraku-za. Ce terme qui n'a pas véritablement d'équivalent en français (bun: littérature; raku: plaisir) a pour origine le nom de scène d'un marionnettiste (Bunraku-Ken) originaire de l'île d'Awaji qui fonda en 1845, à Osaka, le plus célèbre théâtre de ce genre.
Le XVIIe siècle est l'âge d'or des marionnettes japonaises. Le centrede l'activité des théâtres de marionnettes est Osaka et c'est de tout le Japon, mais en particulier de Kyoto, que viennent réciter ou improviser devant elles les plus grands acteurs. De grands dramaturges, tels que Chikamatsu Monzaemon(1653-1724), qu'on surnomme à juste titre le Shakespeare japonais, écrivit plus de cent-vingt pièces pour le Bunraku! Sa rencontre avec le grand chanteur, TakemotoGidayu(1651-1714) en 1686 et leur association avec le talentueux marionnettiste Tatumatsu feront évoluer le ningyo-joruri des débuts.

Mais, vers la première moitié du XVIIIe siècle, la technique des marionnettes connaît une véritable révolution. Aux figurines à manchon succèdent de grandes marionnettes (0,80 m à 1,30 m) qui représentent le corps humain tout entier. Chacune est manipulée partrois hommes, les ningyotsukai", installés derrière elle, à la vue du public. Ils sont parfois habillés de noir et peuvent porter une cagoule noire aussi. Le premier (omo-tsukai) anime le visage et le bras droit de la poupée, le second (hi-dari-tsukai) son bras gauche et le troisième (ashi-tsukai) ses pieds. Ils parviennent à une coordination incroyable en se concentrant sur la respiration del'omo-tsukai. Leurs prouesses sont tout simplement stupéfiantes et le résultat est fascinant!
Le Bunraku fut néanmoins supplanté vers la fin du XVIIIe siècle par un genre qu'il avait presque créé: le kabuki. Le kabuki à ses débuts emprunta au théâtre de marionnettes pratiquement tout ce qui le caractérise. Du répertoire à la dramaturgie en passant par les costumes, rien n'y échappa. Il n'en demeure...
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