Ecrit d'invention type lettres persanes

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  • Publié le : 5 mai 2011
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Ecriture d’invention

Sujet : Rédiger une lettre sur le modèle de Montesquieu qui commencera par «  nous sommes
à Paris depuis un mois ». A travers le regard naïf d’un étranger qui s’adresse à un ami
resté au pays, vous ferez la satire de la société française contemporaine en
ciblant quelques aspects qui vous semblent les plus révélateurs. Vous veillerez àconserver un ton léger voire comique.

Lettres I
Gilles à Michel
Sainte-Anne du Lac

Nous sommes à Paris depuis un mois et nous avons trouvé le temps long mais dans cette lenteur du temps il y’a une certaine vitesse du mode de vie, un quotidien toujours actif mais avec des soirées où l’on ne peut sortir sans dépenser de l’argent. Tu vas voir commentvive les français, et seras certainement choqué autant que moi je l’ai été.
Quand nous sommes arrivés à Paris, nous sommes descendus de l’avion et il neigeait un peu, ça m’a rappelé notre bon pays. Il a fallu que je passe aux douanes, ce n’était pas dérangeant, mais quand je suis arrivé je n’ai même pas eu le droit à un bonjour ou à quoi que soit. Le douanier m’a simplement demandé mes papiers,les a vérifié et m’a dit que je pouvais circuler.
Une fois dans l’aéroport, René m’a dit adieu, nous avons eu un léger pincement au cœur puis il est parti de son côté et a retrouvé sa femme qui avait déménagé dans les environs de Paris récemment.
En sortant de l’aéroport, j’ai dû trouver un taxi, entre nous ça n’a pas été simple. Les gens me bousculaient de part et d’autres dehors. J’arriveenfin à trouver un taxi, je vais pour monter dedans et à ce moment un homme me passe devant et se jette dans le taxi. Il a fait tout cela très naturellement et s’en est allé sans prendre la peine de s’excuser. Je cherche alors un second taxi, j’en trouve un et monte dedans.
Durant le trajet, nous avons beaucoup discuté, il avait l’air content de pouvoir discuter, cela m’a quelque peu étonné, ilm’a avoué que d’habitude les personnes empruntant son taxi montaient, lui indiquaient leur destination et se taisaient pendant la durée du trajet. Il m’a demandé ce qu’un canadien venait faire à Paris. Je lui ai dit que j’étais là pour suivre une formation de cuisine dans un prestigieux hôtel parisien. Le trajet s’est vite passé, il m’a dit de faire attention si je sortais le lendemain car lamétéo avait annoncé de fortes chutes de neige pendant la nuit. Sur le coup cela m’a fait rire, mais il a tout de même insisté sur ce point. Je suis arrivé devant l’hôtel, ai salué le chauffeur et suis allé à la réception. J’ai pris les clefs de ma chambre et suis monté pour posé mes bagages et me détendre un peu.
Pour me changer les idées je suis allé faire un tour au bar de l’hôtel. Qued’étonnement, j’arrive dans le bar et il n’y avait pas de billard, ni de juke-box, personne ne dansait, je commençais déjà à regretter notre village de Sainte-Anne. Les personnes étaient assises dans des canapés, tu sais c’était en de ces bars lounges comme il y a aux Etats-Unis, les français s’y sont mis aussi…
J’arrive au bar et commande une bière, je vais m’asseoir près d’un homme quisirotait un cocktail, à peine étais-je arrivé que l’homme se lève et change de place. Interloqué, je demande au barman si cette réaction est fréquente, il me répond que les clients ne parlent quasiment jamais, décidément deux fois depuis mon arrivée, pas très amicaux nos cousins français…
Je discute longuement avec le barman, puis nous voilà à parler de ma venue en France, je lui dis que jesuis ici pour une formation en cuisine au Ritz, impressionné, il me demande comment je compte me rendre au travail le lendemain. Je lui réponds donc que je vais y aller avec les transports en commun. Il me conseille de me lever en avance pour y aller car des chutes de neige sont annoncées. Je le remercie, le salue et vais me coucher.
Le matin je me lève dont en avance, me prépare, déjeune...
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