Eide soins relationnels : analyse de pratique

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  • Publié le : 19 février 2012
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Description de la situation

Ce jour, à 14h10 dans le service de chirurgie ambulatoire de la clinique Z, l’infirmière qui m’encadre me demande m’occuper du retour de bloc de Juliana X, 11 ans, qui vient de subir une otoplastie de l’oreille gauche. Elle a été remontée de la salle de réveil sur son brancard et le brancardier l’a réinstallée dans sa chambre une dizaine de minutes auparavant.Avant d’aller dans la chambre, je prends connaissance du dossier :
Age de la patiente : 11 ans ; type d’intervention : otoplastie gauche ; antécédents médicaux : néant ; antécédents chirurgicaux : otoplastie droite (pas de date) ; type d’anesthésie : A.G ; PA dans la salle de réveil postopératoire : 12/8 ; pouls : 98 ; drogues reçues en postopératoire : Profenid® et Perfalgan® ; commentaires duchirurgien et de l’anesthésiste : néant ; sortie autorisée à 19h ; personne à appeler après l’intervention : « néant : mère reste dans la chambre ».

Je frappe à la porte de la chambre dans laquelle est installée la patiente. C’est une chambre triple mais elle en est la seule occupante. J’entre et referme la porte. Je regarde la patiente et dis : « Bonjour mademoiselle, pouvez-vous me rappeler votrenom et votre prénom ? Bonjour Madame.». Juliana est assise sur le brancard, et ne porte déjà plus la chemise d’opéré, mais un chemisier et un pantalon. Elle me dit : « Juliana X. » Comme elle est très jeune, je lui demande dans la foulée : « Est-ce qu’on peut se dire « tu » ? ». Et je regarde sa mère, assise à côté d’elle, pour voir sa réaction. C’est sa mère qui répond : « Ah mais bien sûr ! ».Je regarde à son tour la jeune fille qui me sourit aussi.
Je pose le dossier de la patiente sur l’adaptable qui se trouve près de moi, je m’approche du brancard et fais en sorte de ne pas tourner le dos à la maman, tout en faisant face à Juliana. Je demande : « Comment te sens-tu Juliana ? »
- Ca va, répond-elle.
-Tu m’as l’air bien réveillée, dis moi, et je note sur le dossier : « conscienceOK ».
Sa mère dit : « Oui, ça va mieux que la dernière fois. ».
- Je vais prendre ta tension avec ce gros appareil, Juliana.
- D’accord.
Sa mère me dit : « Oh, elle connait, elle a l’habitude ! »
Tout en installant le brassard autour du bras droit (un cathéter est posé à gauche), je demande à la patiente :
- Est-ce que tu as mal quelque part, là, maintenant ?
Elle ne me répond pas, maisregarde le cathéter.
- D’accord, on va regarder ça. J’appuie sur le bouton pour lancer le tensiomètre puis soulève doucement le bras gauche de la patiente.
La maman intervient : « Oh c’est rien hein, elle a bougé un peu le bras alors c’est normal que le cathéter lui fasse mal ! ».
Je réponds : « Oui, ce n’est jamais très agréable, ce genre de dispositif. Je vais jeter un coup d’œil quand même,et je dois aussi le noter sur le dossier. »
J’observe le cathéter comme me l’a expliqué l’infirmière : la zone n’est pas enflée, légèrement rouge mais il n’y a pas d’hématome, le sang n’a pas coulé non plus. Je palpe doucement autour et demande à la patiente : « Tu as fort mal, Juliana ? ». Elle me dit : « Ca peut aller. » Je note sur le dossier « KT pli du coude gauche douloureux ». Je luidemande : « Si tu devais donner une note, un peu comme à l’école, à ce cathéter qui te fait un peu mal… On dit que 0 ça veut dire : « j’ai pas mal du tout, je sens rien » et 10 ça veut dire « j’ai très très très mal et c’est insupportable », tu lui donnerais combien à ce cathéter qui est là ? ».
La maman intervient et me dit :
- Vous ne lui donnerez rien pour ça, hein. C’est rien, ça va passer.Vous savez, nous, on les élève à la dure, il faut qu’ils apprennent à supporter la douleur et je ne suis pas du tout pour le fait de donner des médicaments comme ça.
La maman me regarde en souriant.
Je réponds : « C’est vrai qu’on a tendance à consommer beaucoup de médicaments et parfois quand ce n’est pas nécessaire. Mais il faut quand même tenir compte de la douleur, et quand elle est trop...
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