Enfers

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  • Publié le : 22 janvier 2011
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Un jour que le désespoir semblait prendre le dessus sur tout sentiment, je décidais de quitter un peu la présence humaine. Elle m'étouffait, me malmenait sauvagement. Sans bagages et sans buts dedestination, je partis dans la nuit. Je filais droit vers l'est. Je traversais des sentiers boueux, de multiples plaines de neige sous des torrents de grêle, des lacs légendaires, des montagnes d'ébènesgrimpants jusqu'au ciel . Avec hargne, j'avançais en mettant de côté l'épuisement ; Ma sérénité grandissait tandis que je m'éloignais de toute vie humaine. Il me semblait que je renouhais un semblantpeu avec la nature.
A mon 4ème jour de voyage, je pénétrais dans une forêt hasardeuse . A l'orée, de grands arbres s'entremêlaient avec élégance comme pour m'interdire l'accès. Je grimpais surplusieurs racines et m'engouffrais dans le coeur du bois. Il y flottait une douce quiétude et le soleil traversant les feuilles d'automne projetaient des ombres orangées sur le sol. Je m'avançais encoreun peu dans ce lieu si étrange. Cependant, plus je marchais plus un vent polaire me traversait. J'arrivais dans une clairière austère. Les arbres semblaient avoir pris une autre teinte ; plus ternes,comme si leur gaiété leur eut été arraché. Ils étaient denués de leurs feuilles et leurs écorces tombaient en friche à leurs pieds. Puis peu à peu, je m'embourbais dans un marais répugnant. Le silenceenglobait ce terrible espace .. Je cru que la sourdité m'avait frappé soudainement et je me surpris à parler seul pour me rassurer. Il n'y avait plus un souffle de vent et une odeur pudride émanaitde ses boues. Je tentais de faire demi tour mais le marais m'emprisonnait comme si une force l'animait. Tant bien que mal je luttais pour me dégager de ce piège mais au contraire, je ne faisais quem'embourber d'avantage. Malgré les minutes ou peut être les heures qui s'écoulaient, je luttais toujours. Finalement il finit par ne dépasser que ma tête et acceptant ma défaite, je me laissais couler...
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