Etude du sonnet « heureux qui comme ulysse » de joachim du bellay

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1514 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 7 juin 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Extrait :

Heureux qui comme Ulysse, Joachim Du Bellay

Ce sonnet célèbre intitulé « Heureux qui comme Ulysse » de Joachim Du Bellay est tiré du recueil Les Regrets publié en 1558 à son retour de Rome. Nous pouvons souligner la perfection formelle de ce poème et la simplicité de sa composition. Nous étudierons dans un premier temps, la double référence à l’antiquité ainsi que l’expressionde l’affectivité....

Plan de l'analyse

Introduction

I – La double référence à l’antiquité

1 – Les personnages mythiques

2 - la dimension universelle du poème

3 - le rythme du sonnet

transition

II - L'expression de l'affectivité

1 - la connotation nostalgique

2 - les différents procédés poétiques

3 - le rôle des comparaisons dans les tercets

conclusionJe vous envoie un bouquet
Ronsard - Continuation des Amours (1555)
Introduction
Les Amours font de Ronsard le poète lyrique par excellence. Ce prince des poètes tombe amoureux en 1555 d'une jeune paysanne, Marie Dupin, pour laquelle il écrit de nombreux poèmes. Dans ce sonnet français "je vous envoie un bouquet", le poète incite Marie à partager son amour pendant qu'elle est jeune et nousinvite donc au Carpe Diem, philosophie transcrit par de nombreux poètes de la pléiade.
Comment Ronsard renouvelle-t-il le carpe diem ?

Lecture du texte

Annonce des axes
La fuite du temps, évoquée par les sentiments de Ronsard, et son avertissement de la mort nous conduiront ainsi à une invitation originale au Carpe Diem

Commentaire littéraire
I - La fuite du temps
L'amour deRonsard envers Marie Dupin sert de prétexte pour évoquer la fuite du temps.
Nous nous intéresserons donc d'abord à l'affection de Ronsard pour la jeune paysanne.

a) Sincérité des sentiments
- Juxtaposition des pronoms personnels "je vous" vers 1 soulignent la proximité entre Ronsard et Marie Dupin. Dès ces premiers mots, les amants entrent en scène.
- Le poète porte une attention particulièreà Marie en lui envoyant un "bouquet" vers 1 : cette attention est renforcée par la mise en valeur du COD à l'hémistiche du vers.
-> la simplicité de ce geste participe à la manifestation de son amour.
- "trier" vers 2 suppose un choix affirmant la délicatesse de son attention déjà présente dans "que ma main vient" vers 1 et renforcé par le pronom démonstratif "ces fleurs".
- L'emploi du présentrend l'action instantanée, comme si Ronsard s'empressait de témoigner son affection à Marie.
-> Son amour est spontané, sincère, l'envoi des fleurs charmant, mais déjà teinté d'amertume.

b) Une déclaration mélancolique
- Ces fleurs sont "épanies" vers 2, c'est à dire au summum de leur beauté et suggère la proximité du déclin qui suivra cet épanouissement.
- Ce déclin est évoqué dans les deuxvers qui suivent " Qui ne les eût à ce vêpre cueillies/ Chutes à terre elles fussent demain." vers 3 et 4.
- L'antéposition "vêpres" et "demain" mettent en évidence la durée du déclin, une journée.
- L'assonance en [u] donne une impression de mélancolie.
-> vision brutale et dramatique de la mort des fleurs, ce déclin devient encore plus inquiétant lorsque Ronsard compare dans le quatrainsuivant Marie à ces fleurs, d'abord pour sa beauté "fleurie" vers 6 mais aussi pour son existence "et comme fleurs périront tout soudain" vers 8.

c) Comparaison de la femme fleur
- Alors que "fleuries" (vers 6) indique l'épanouissement de la fleur, "flétries" (vers 7) désigne la mort de celle-ci. Le rapprochement de ces paronymes à la rime met en évidence la proximité de la naissance et de la mort: dès sa jeunesse, Marie est condamnée.
- Ce déclin d'abord est amplifié par l'utilisation des adverbes "toutes" vers 9 et "tout" vers 10 puis, il est accéléré par les compléments circonstanciels de temps placés au début et à la fin des deux derniers vers du deuxième quatrain. "En peu de temps", "tout soudain".
-> On assiste au caractère éphémère de l'existence accentué par la fuite du temps...
tracking img