Fievre typhoide

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  • Publié le : 14 juin 2010
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LA FIEVRE TYPHOÏDE.

DEFINITION
La fièvre typhoïde est une infection à point de départ lymphatique due à des bacilles du genre salmonella, et qui se traduit par des troubles digestifs et systémiques. Les salmonelles en cause peuvent être : salmonella typhi ou bacille d’Eberth et salmonella paratyphi.

EPIDEMIOLOGIE.
La fièvre typhoïde est transmise par les aliments et surtout les boissonssouillés. Le rôle de certains agents comme les mouches n’est pas à négliger.
La prévalence aujourd’hui est de l’ordre 1/plusieurs million d’habitants par an dans les milieux avancés. Elle peut aller jusqu’à plusieurs 10/100000 hab par an dans les milieux insalubre.
Une bonne gestion de l’eau de boisson représente un élément central dans la lutte contre cette affection.
PHYSIOPATHOLOGIE
Deuxmécanismes distincts permettent de comprendre la clinique de la typhoide.
 Premièrement une bactériémie à point de départ lymphatique. Suite à l’absorption de l’inoculum les salmonelles vont se multiplier dans les plages de tissus lymphoïdes intestinales. Elles vont se retrouvées en grand nombres au niveau des plaque de Peyers.

Puis par le canal thoracique, et d’autres canalicules lymphatiques,les salmonelles vont ensemencer le sang. Cette à partir de leur arrivée dans le courant sanguin que démarre les manifestations d’ordre inflammatoire dominées par la fièvre. Cette arrivée va entrainer une mobilisation importante des défenses immunitaires.

 Deuxièmement, cette mobilisation et l’importante lyse bactérienne qu’elle induit s’accompagne d’une libération massive d’antigènes desalmonelles dans la circulation sanguine, qui les achemine au niveau de nombreux organes où ils vont induire des manifestations plus localisées, plus spécifiques, (cardiaques, digestives, hépatiques, etc.) observées dans cette maladie.

Les deux mécanismes sont intriqués, mais c’est la bactériémie à point de lymphatique qui lance physiopathologie.

CLINIQUE
Période d’incubation : Elle est d’1 à 2semaines. Elle classiquement asymptomatique, mais on peut retrouver la notion d’une petite diarrhée fugace 12 à 48h après le repas contaminant. A ce stade le diagnostic est impossible.
Phase d’invasion : Le début est habituellement progressif. La température augmente régulièrement pour atteindre 400C en une semaine. La fièvre s’accompagne de céphalée, d’insomnie, d’inappétence, de diarrhée.
Enplus de la diarrhée, on peut avoir comme troubles digestifs, des douleurs abdominales, constipation qui souvent remplace la diarrhée.
L’épistaxis se voit parfois. On note aussi à l’exam physique, une dissociation de la température et du pouls. La langue est saburrale et la fosse iliaque droite gargouille. Une splénomégalie se dénote dans 1/3 des cas.
Le début peut être aussi brutal. Unesymptomatologie digestive comprenant nausée et diarrhée peut faire penser à une gastroentérite ou une appendicite, surtout chez l’enfant.
Phase d’état : après la semaine d’invasion, la fièvre se maintient en plateau, s’y associent une somnolence, prostration, voir même obnubilation (d’où l’appellation tuphos) nette le jour avec de préférence une insomnie nocturne. Les douleurs abdominales sont trèsprésentes. La diarrhée le plus souvent est dite en jus de melon, est en faite d’aspect variable, et se rencontre dans le 2/3 des cas.
A l’examen physique le pouls est toujours dissocié, la langue saburrale. Dans 10% des cas on note la présence de petites ulcérations superficielles au niveau des piliers antérieurs des voiles du palais, c’est l’angine de Duguet. L’abdomen est encore sensible avectoujours le gargouillement au niveau de la fosse iliaque droite. La splénomégalie est inconstante, en outre dans environ 1/3 des cas, on retrouve à la jonction du thorax et de l’abdomen de nombreuses petites taches rosées de la taille d’une lentille, ce sont les taches rosées lenticulaires.
Le tableau peut être trompeur. La fièvre peut être modérée, bien tolérée, ou à l’inverse très intense, et...
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