guerre du vietnam

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Au Vietnam, le napalm tue encore
Le Monde diplomatique - 1 mars 2002................................................................................................................ 2

Trente ans après la fin de la guerre du Viêt Nam, l'agent orange fait toujours des victimes
Le Devoir - 10 janvier2005................................................................................................................................. 4

Au Vietnam, l'agent orange tue encore
Le Monde diplomatique - 1 mars 2002................................................................................................................ 7

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Le Monde diplomatiqueAu Vietnam, le napalm tue encore
SCHOFIELD CORYELL *
Trente ans après, « les conséquences
de la guerre chimique menée par les
Etats-Unis sont toujours et partout
visibles », explique Mme Nguyen
Xuân Phuong, une Vietnamienne
d'une
cinquantaine
d'années,
responsable en France d'un projet
d'aide aux enfants victimes des
produits toxiques largués sur les
forêts et les champs duVietnam. on
voit encore dans les rues des villes et
dans les campagnes des gens mutilés sans jambes, sans bras, aveugles, des
corps tordus. Ces problèmes sont en
grande partie liés aux défoliants
utilisés dans les opérations militaires
souvent qualifiées de « plus grande
guerre écologique de l'histoire de
l'humanité »
Le but stratégique de ces opérations
de « défoliage » était de priver lesguérillas vietnamiennes de leurs
sources de nourriture et de protéger
les envahisseurs américains contre
leurs attaques. C'est la raison pour
laquelle les énormes épandages de
ces poisons ont été concentrés dans
les
zones
autour
des
bases
américaines et des aérodromes ainsi
qu'à proximité des routes terrestres et
fluviales. Une des cibles principales a
été la fameuse piste Hô Chi Minhpar
laquelle munitions et armes ont été
régulièrement acheminées du nord
vers le sud du Vietnam.
En octobre 1980, une commission
officielle (1) a été créée à Hô Chi
Minh-Ville (ex-Saïgon) pour en
étudier les conséquences. Elle a pu

identifier toute une série de maladies
et de symptômes provoqués par ces
herbicides qui détruisent des plantes
mais aussi la vie et la santé des
habitants,en provoquant cancer des
poumons et de la prostate, maladies
de la peau, du cerveau et des systèmes
nerveux, respiratoire et circulatoire,
cécité, diverses anomalies à la
naissance... Selon la Croix-Rouge
vietnamienne, beaucoup de ces maux
sont dus à l'action chimique du
napalm, appelé l'«agent orange »
parce que l'armée américaine l'avait
stocké dans des tonneaux marqués
d'orange (2).Ses effets destructeurs
viennent en grande partie de son
composant principal, la dioxine, l'un
des produits toxiques les plus
puissants, qui perturbe les fonctions
hormonales,
immunitaires
et
reproductives de l'organisme.
Ces opérations de guerre chimique,
qui débutèrent en 1961 avec le feu
vert du président John Kennedy,
furent progressivement intensifiées
jusqu'à atteindre leurzénith en 1965,
avant de diminuer et finalement cesser
en 1971, à la suite de nombreuses
protestations dans le monde et aux
Etats-Unis même, de la part de
scientifiques, d'un certain nombre de
parlementaires et surtout d'anciens
combattants américains.
Les dégâts sont considérables. Le
Service secret interallié pour le
Vietnam
(Combined
Intelligence
Center for Vietnam - CICV (3) estimequ'après
cinq
ans
d'épandages

2

constants, les récoltes détruites par
l'agent orange, largué par avions et
hélicoptères, auraient pu nourrir 245
000 personnes pendant une année
entière. Selon l'Unesco (Le Courrier
de l'Unesco, mai 2000), un cinquième
des forêts sud-vietnamiennes a ainsi
été détruit chimiquement (4).
Les herbicides utilisés dans ces
offensives ont été fournis à...