Guerre

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  • Publié le : 28 février 2010
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IV. CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES DU TERRORISME
Introduction et résumé
Dans la matinée du mardi 11 septembre 2001, les États-Unis ont été frappés par une série d’attaques terroristes sans précédent, conçues pour provoquer des pertes massives, civiles et matérielles. Quatre avions commerciaux détournés se sont écrasés : deux sur les tours du World Trade Center, à Manhattan, qui se sont effondrées peuaprès, l’un sur le Pentagone, à Washington, et le dernier en Pennsylvanie. Plus de 3 000 personnes ont été tuées, dont des centaines de sauveteurs. Le Président des États-Unis a déclaré qu’il s’agissait d’un acte de guerre et, début octobre, une action militaire a été engagée en Afghanistan. Ce n’était pas la première attaque terroriste perpétrée aux États-Unis, mais l’horreur des destructions etla détermination des terroristes font qu’une ère de plus grande incertitude s’est ouverte. Néanmoins, six mois plus tard, les effets économiques directs semblent s’être largement estompés. La première phase des opérations militaires en Afghanistan a été menée à bien en quelques semaines. La confiance s’est raffermie rapidement, de même que les cours des actions. La consommation et l’activité sesont mieux tenues qu’on ne le pensait au départ, en particulier grâce à une réaction vigoureuse des responsables économiques et du secteur privé. Même si l’impact macroéconomique de court terme s’est largement dissipé, les attentats et la réaction qu’ils ont suscitée pourraient toutefois avoir des conséquences durables. En outre, le risque de nouvelles attaques terroristes demeure très élevé, commeen témoignent plusieurs tentatives ultérieures avortées. Ce chapitre analyse les conséquences économiques du terrorisme sous deux angles : la réaction immédiate après les attentats et l’incidence à moyen terme sur la politique réglementaire, commerciale et budgétaire. La première section s’attache à l’impact de court terme des attentats et aux décisions qui ont été prises en situation de crisepar les autorités pour limiter les effets économiques négatifs directs ou y remédier. La deuxième section montre comment le secteur de l’assurance a réagi à la menace accrue de terrorisme et examine si les pouvoirs publics doivent intervenir lorsque le secteur privé de l’assurance ne prend pas en charge les risques liés au terrorisme. La troisième section passe en revue les obstacles aux échangesinternationaux qui pourraient résulter d’un renforcement des contrôles de sécurité aux frontières. La quatrième section est consacrée à la hausse des dépenses pour la défense nationale et la sûreté intérieure, qui sont susceptibles d’absorber des ressources au détriment d’utilisations plus directement productives et de contribuer à une dégradation des finances publiques. Le premier message essentieldu présent document est que la réaction vigoureuse des autorités après les attentats a joué un rôle crucial pour éviter un impact économique négatif à court terme. Le deuxième message est qu’il faut concevoir soigneusement les mesures à long terme visant à une meilleure protection contre la menace terroriste. Les éléments suivants sont à souligner : – La gestion de crise a joué un grand rôleaprès le 11 septembre pour rétablir la confiance, sauvegarder le système financier et éviter une dépression autoréalisatrice. Les décisions qu’ont prises la Réserve fédérale, les autres banques centrales et les gouvernements se sont révélées déterminantes à cet Une bonne gestion de crise a contribué à restaurer la confiance rapidement Les attentats du 11 septembre ont ouvert une période de plus grandeincertitude…

… qui pourrait avoir des conséquences économiques à moyen terme

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148 - Perspectives économiques de l’OCDE 71

égard. L’un des enseignements à tirer de cette crise est que lorsque les responsables doivent prendre rapidement des décisions dans un environnement de grande incertitude et d’information imparfaite, la priorité doit être la gestion de la liquidité....
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