Islam et devppement

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  • Publié le : 4 août 2011
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Thématique : « Culture et Développement »

ISLAM ET DEVELOPPEMENT
NOTES
* Certains économistes, suite à des analyses entachées par des considérations idéologiques, imputent l’actuelle décadence généralisée des pays islamiques, entre autres, à la religion islamique qui, selon eux, en tant que « survivance » du passé « bloque » le processus de développement. Une telle assertion rejointcelle, non moins idéologique, attribuant la décadence à « l’incompatibilité de l’Islam avec l’esprit scientifique ».

* Aux auteurs de ces deux assertions, le physicien Pakistanais Abdus Salam, prix Nobel en 1979, rappelle que le passé des pays musulmans, fut un passé ou la science, dans ses multiples disciplines, occupait une place de choix.

Et, au-delà du fait historique, force estde constater, avec le même savant musulman, que le Coran a consacré non moins de 750 versets à la science, alors que 250 versets seulement sont dédiés à la législation.

* Laissons de côté ce polémique et attachons nous plutôt à la question : Quel rapport y’a-t-il entre la religion islamique et le développement ?
La première remarque à souligner, en guise de réponse à cette question, estque le mot « religion » qui signifie dans la langue française les rapports de l’homme avec la divinité, n’est pas synonyme du mot arabe « Dîn » dont les significations coraniques englobent, non seulement, les croyances et les pratiques cultuelles, mais aussi et surtout leurs prolongements ou implications culturelles, ayant trait, entre autres, aux comportements humains, psychologiques etsocio-économiques.

* L’Islam, en tant que foi, est, par ailleurs, indissociable au vécu de la communauté islamique : « La Umma ». Reste à s’interroger sur les fondements et les modalités de l’organisation de cette communauté, en tenant compte des préceptes originaux de l’Islam ?

* Certes, l’étude attentive des préceptes islamiques portant sur les différents aspects de la vie en communautépermet de conclure que l’Islam ouvre la voie à un développement sociétal multidimensionnel, dont les aboutissements ne diffèrent guère de ceux préconisés par les sociétés modernes, mais suivant un cadre conceptuel et contextuel fort différent.

* D’abord, le développement social et celui économique, en Islam, sont fortement complémentaires, de façon à ce que la croissance économique et larichesse matérielle ne sont prônées, voire autorisées, que dans la mesure où elles assurent leurs fonctions sociales de redistribution au profit des couches sociales défavorisées, et ce, en premier lieu, par le biais de la « Zakat » qui, loin d’être une donation volontaire ou une sorte d’ « aumône », est considérée comme un Droit du pauvre sur les biens du riche ; sachant que ce dernier n’est, enfait, que mandataire de conserver et de bien gérer la richesse dont la vraie possession revient à Dieu seul. 

* Le développement dans sa dimension politique, quant à lui, ne s’éloigne pas de ce dernier principe, puisque le Pouvoir en Islam appartient à Dieu, et l’ « Emir » ou le « Khalifat » ne sont, par conséquent, que des substituts chargés, pour une période limitée et sous conditions,de servir la communauté suivant les principes islamiques de justice et d’équité, et tout débordement de ces principes pourrait, à tout moment, entraîner la chute du gouverneur.

Et concernant les fondements du pouvoir politique en Islam, ils se résument en trois facteurs : La « Choura » (consultation), « Al maqsad » (l’objectif ou la finalité) et enfin « l’Ijtihad » (l’effort moral etintellectuel permettant réadaptation de la Umma à l’esprit du temps et aux conditions de l’espace).

* Mais, toute ouverture sur les innovations et l’esprit du temps que ce dernier facteur permet, n’est pratiquement possible que dans le cadre d’un développement culturel et notamment scientifique et éducatif, et c’est justement ce que le monde islamique avait connu durant sa période de...
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