Jeannot et colin: lecture analytique

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  • Publié le : 29 décembre 2011
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Lecture analytique1° Un conte...Jeannot et Colin sont deux amis dont l’amitié est mise à mal par la richesse nouvellement acquise du premier.Cette richesse constitue l’élément perturbateur par lequell’histoire de ce conte commence réellement.Ce texte appartient, en effet, au genre littéraire du conte. Il n’y a certes aucun élément surnaturel, merveilleux (tels que les sorcières, les marrainesbienfaisantes, les objets magiques ou les animaux qui parlent). Au contraire, l’histoire contée est ancrée dans la réalité du XVIIIe siècle, celle de l’ancien régime (avant la révolution française,donc) : c’est une France rurale, dont la population (c’est le tiers état) croule sous les impôts.En revanche, le texte est construit comme un conte, c’est-à-dire qu’il possède une situation initiale (lesdeux premiers paragraphes), un élément perturbateur (l’accession de Jeannot à la richesse), etc. En outre, les personnages ne sont que des types sans véritable épaisseur, sans véritable psychologie(le gentil/le méchant, le pauvre/le riche...).
2° ... philosophique...Le conte relève de la critique sociale en ceci qu’il émet des idées sur la société de l'époque de Voltaire, sur les personnages(les parvenus, l’entrepreneur des hôpitaux des armées).L’auteur de Jeannot et Colin se moque de la vanité de personnages dont la richesse est acquise par chance, et non par mérite personnel. C’est lafortune qui fait les gens heureux... ou malheureux, et ils n’ont aucune gloire à tirer de ce hasard. Le mot fortune vient du latin fortuna et désignait, sous la forme d’une déesse, ce qu’on appelleraplus tard le hasard. Aujourd’hui, le mot n’a conservé qu’un sens positif, la richesse, la somme des biens que l’on possède.
3° ... et satiriqueLe conte est raconté de façon ironique. En effet, Voltairese moque de ses personnages et de leurs défauts, et en particulier de Jeannot dont le soudain sentiment de supériorité est affligeant de ridicule : « Jeannot n’étudia plus, se regarda au miroir, et...
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