La conscience (cours)

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  • Publié le : 4 avril 2013
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La conscience
OBJECTIFS : Qu’est-ce que la conscience ? Quels sont les pouvoirs de la conscience ? La conscience est-elle souveraine ?

I.

L’homme est conscience 1- Pourquoi l’homme se définit-il par la conscience ?
a. La conscience est une donnée immédiate de la vie : une intuition. b. De la fusion à la séparation. c. La conscience de soi.

2- Pourquoi le Cogito est-il le signe même demon humanité ?
a. L’évidence du « je pense ». b. L’essence de l’homme , c’est la conscience. c. Le « je pense » espère un je suis libre.

II. III.

La conscience morale Les limites de la conscience 1- La conscience est-elle le tout du psychisme ?
a. La fragilité du « connais-toi toi-même » socratique. b. L’intuition de quelque chose qui échappe à la conscience.

La conscience
« Tous lesêtres humains sont dotés de raison et de conscience » est-il écrit dans l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948). Conscience vient du mot latin cum scientia et signifie littéralement « avec le savoir , avec la connaissance ». Cette définition contient l’idée d’un savoir rassemblé ( cum = avec) autour d’un centre : l’homme.

I.

L’homme est conscience 1-Pourquoi l’homme se définit-il par la conscience ?

a. La conscience est une donnée immédiate de la vie : une intuition. On ne peut pas se représenter la conscience car cette « chose » n’est pas un objet, quelque chose qui se montre, jeté devant soi. Pourtant, imaginer, percevoir, distinguer, réfléchir, juger, agir etc. Sont des actes qui ne prennent de sens que dans la mesure où ils sont présents àla conscience, éclairés par cette « chose ». Texte de Pascal : « le roseau pensant » Les Pensées. Je vis, et cette conscience d’être vivant est le premier savoir irréfutable qui caractérise mon humanité et me rend présent à moi-même et au monde. La conscience me distingue de l’animal qui peut posséder un certain sentiment de soi, de son environnement, mais n’a conscience ni de son passé, ni de sonavenir. La conscience semble être la source de toute interrogation sur la condition humaine et sur le monde en général. b. De la fusion à la séparation. Texte de Kant : “Le pouvoir de dire “je”” Anthropologie du point de vue pragmatique. Enfant, lorsque nous avons dit « je » et n’avons plus parlé de nous à la 3ème personne : « Charles a faim », d’u monde dans lequel nous nous fondions, noussommes passé à « j’ai faim », un monde dans lequel nous sommes irrémédiablement séparés. Dire je, c’est se détacher de ce monde perçu comme fait pour, pour répondre à mes désirs. Je ne suis plus dans le monde, je suis au monde, présent à moi-même, extérieur. Je viens de prendre conscience de mon identité, de ma différence avec ce qui m’entoure. Cet événement est irréversible. « Auparavant, l’enfant nefaisait que se sentir, maintenant il se pense » Kant. c. La conscience de soi. Toute conscience est relation. Prendre conscience de soi c’est se séparer du monde. Mais si cette expérience a du sens, c’est parce que nous ne sommes pas seuls et que cette séparation ouvre le chemin de la relation à autrui, du rapport au monde. D’une conscience comme intuition intime de son état, nous sommes passés àune conscience connaissance, une conscience réfléchie. Le sujet conscient peut se prendre lui-même comme objet de connaissance. Texte de Sartre : « La Honte » L’Être et le Néant. Pour le sujet, les autres sont étrangers (séparés) mais nécessaire pour savoir qui il est, et vice versa. Autrui est un médiateur indispensable à la connaissance de soi.

2- Pourquoi le Cogito est-il le signe même demon humanité ?
a. L’évidence du « je pense ». Cette évidence surgit après que Descartes a mis en doute tout ce qui existe : moi, le monde, ce que me livrent mes sens, ce que je conçois …Tout peut-être truqué par un malin génie qui me trompe. Cependant, c’est ce doute même qui certifie que je suis, car douter c’est encore penser, et penser, c’est être quelque chose. Puisque je doute, je suis,...