La culture des pommiers en nouvelle-france, à montréal et en montérégie aux xviie et xviiie siècles

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La culture des pommiers en Nouvelle-France, à Montréal et en Montérégie aux XVIIe et XVIIIe siècles

ANT-2280 Méthodes et concepts en archéologie historique

Par Mateo Martin

Présenté à M. Brad Loewen

Université de Montréal 13 avril 2011

Table des matières

Introduction………………………………………………………………..………….…...1 1- L’agriculture européenne en Amérique………………………………………………...2 2- Acquisitionde la matière première : la pomme………………………………………...4 2.1- Les pommiers à Montréal…………………………………………………………….5 2.2- Les communautés religieuses propriétaires de vergers………………...……………7 2.3- Soins nécessaires à l’entretien des pommiers……………………………………...…7 3- Les échanges……………………………………………………………………………9 3.1- La commercialisation de la matière première………………………………………..9 4- Transformation de la matièrepremière en cidre………………………………………10 5- Les échanges.……………..…………………………………………………………..11 5.1- La commercialisation de la matière première transformée en cidre………………..11 Conclusion.………..……………………………………………………………………..13 Bibliographie……………………………………………………………………………..15

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La culture des pommiers en Nouvelle-France, à Montréal et en Montérégie aux XVIIe et XVIIIe siècles
L’agriculture est «une science quinous apprend à bien cultiver les terres pour en tirer tout le produit possible. & comme les productions de la terre sont le bien le plus réel, le fondement le plus solide des États, & la vraie base du commerce, il s’ensuit que la terre bien ou mal employée, les opérations d’Agriculture bien ou mal dirigées, décident de la richesse ou de l’indigence des Citoyens» (Duhamel Du Monceau, 1779 : III).Cette citation s’insère très bien dans ce travail de recherche, puisqu’il sera question d’agriculture au Québec, des débuts de la Nouvelle-France jusqu’au 19e siècle, puis de la culture des pommiers qui détermine en partie la richesse ou l’indigence des citoyens de ces époques! Notre recherche a été développée en tenant compte des quatre étapes de la chaîne opératoire, c’est-à-dire, l’acquisition dela matière première, la transformation de celle-ci, les échanges et la consommation du produit. Cette manière de concevoir l’histoire d’un objet a été développée dans les années 1940 par André Leroi-Gourhan pour l’étude des objets lithiques préhistoriques et adaptée pour l’étude d’objets historiques par Marcel Moussette dans les années 1980. Nous allons donc, dans un premier temps, dresser un brefhistorique de l’agriculture en Amérique. Puis, nous élaborerons sur la matière première, la pomme; d’abord, son acquisition, c’est-à-dire : y avait-il des espèces sauvages ici? D’où en France provenaient les premiers pommiers apportés en Nouvelle-France et où a-t-on surtout cultivé des vergers? Nous passerons ensuite à la troisième étape de la chaîne opératoire, «les échanges» où nous apprendronsqui vendait des pommes et à qui avant d’aborder la quatrième étape du processus à savoir qui consommait le produit et de quelle façon, avant de revenir à la seconde étape de la chaîne opératoire, la matière transformée en cidre.

1- L’agriculture européenne en Amérique

Les premières traces d’agriculture remontent au Néolithique. Selon Jacques Rousseau (in Boucher, 1964), les différentescivilisations auraient eu leurs propres plantes élues : le blé et la vigne pour l’Europe, le riz pour l’Asie et le maïs pour l’Amérique agricole.

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Les premières mentions de cultures européennes en Nouvelle-France coïncident avec le troisième voyage de Cartier, en 1541. Les seules traces écrites faisant état de ces cultures se trouvent dans la version anglaise des observations de Hakluyt, ungéographe anglais, qui nous révèlent que les premiers colons avaient semé des cabbages, navaeus, lettises and others (Biggar, 1937 in Boucher, 1964). En 1606-1608, on procède à des essais à Port-Royal, mais c’est véritablement à partir de 1617, après les défrichements de Louis Hébert à Québec, qu’on peut dire que l’agriculture est vraiment lancée.

Contrairement aux Iroquois et aux Hurons qui...
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