La guerre, hier, aujourd'hui et demain

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  • Publié le : 9 mai 2011
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La guerre, hier, aujourd'hui et demain.

La guerre, hier, aujourd'hui et demain. La guerre toujours en somme. La guerre serait-elle une fatalité avec laquelle l'humanité devrait composer ad vitam eternam ? Depuis qu'il existe, l'homme a recours à la violence afin d'atteindre les objectifs qu'il s'est assignés. Mais la particularité de la guerre par rapport à un autre type de conflit, c'estqu'elle rassemble un nombre important de personnes et qu'elle agit toujours sous l'influence d'une idéologie politique, religieuse ou ethnique. Ses justifications, hélas, peuvent être nombreuses: guerres de conquêtes, guerres d'indépendance, de sécession, croisades etc... Toujours est-il que tout au long de son histoire l'homme a systématiquement eu recours à la guerre pour régler un différend quil'opposait à un autre peuple. Droit reconnu par la coutume internationale à travers du principe du jus ad bellum.

Depuis toujours, des hommes avides d'étendre leur pouvoir ont voulu créer des Empires tels les romains, les Ottomans, les chinois, les japonais ou les espagnols. Et que dire de la prestigieuse époque pharaonique ? L'histoire de France elle-même n'est qu'une succession de guerres deconquêtes, de lutte contre l'envahisseur et de décolonisation. La guerre est le moyen le plus sûr et le plus indiscutable d'asservir de nouvelles populations et augmenter ainsi ses richesses. Plus l'on est puissant plus l'on est respecté et moins on a d'ennemis plus le système est stable. Car malgré tout, en dépit des nombreuses guerres menées, l'objectif final reste la paix. Les hommesferaient la guerre pour gagner la paix en éliminant ou en tentant d'éliminer la cause de leur malheur, c'est-à-dire celui qui est désigné comme l'ennemi commun.

La guerre apparaît alors comme une solution radicale (I) au détriment d'autres voies de règlement du conflit (II) notamment en l'absence de droit.

La guerre fait-elle partie de l'homme? On pourrait sérieusement se le demander tant elleest répandue à travers les âges et les continents. Serait-elle une fatalité ? Clausewitz a écrit que la guerre était la continuation de la politique par d'autres moyens. La guerre est parfois la seule alternative après que la diplomatie ait échoué. Mais comme chacun ne tient compte que de ses intérêts propres et s'obstine à garder ses positions, la guerre apparaît comme la suite logique des choses.Pourtant nul n'en ignore les conséquences désastreuses, les morts, les exactions, les pillages et autre calamités.
Du point de vue de la psychanalyse, l'homme serait habité par une pulsion de destruction, de mort. Cette pulsion peut-être tournée vers soi ( suicide) ou vers l'extérieur ( meurtre). Selon Freud, la guerre, qui est l'expression de cette violence, serait donc une fatalité pourl'homme, à moins de trouver un autre moyen de la canaliser.
Selon l'idée communément admise, la violence intrinsèque à l'homme, doit s'exprimer. La guerre est alors le moyen de diriger cette violence en dehors de sa propre communauté. Elle est un exutoire. Dans certaines sociétés animalières, il arrive qu'un individu soit désigné comme bouc-émissaire. Il devient alors le réceptacle de toute la haineet la violence des autres. Son sort, loin d'être enviable, permet néanmoins à l'ensemble de la communauté de trouver un équilibre. En cela, l'homme n'est pas très loin de l'animal. Les enfants par exemple, admirent les plus forts d'entre eux et ridiculisent les plus faibles. Ensuite, des clans se forment en fonction de leurs affinités, de leurs goûts etc... L'on se souviendra de la guerre desboutons de Louis Pergaud qui décrivait avec beaucoup de réalisme l'esprit belliqueux de ces enfants.
De même, les mafiosi étaient à l'origine issus de la même famille et la famille était une chose sacrée. Les guerres opposaient alors des familles entre elles et les assassinats étaient monnaie courante. Ensuite c'était l'heure de la vengeance et on entrait dans une spirale de la violence dont...
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