La notion de respect chez kant et les migrations agricoles

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Le 29 novembre 2011
Département de philosophie-Ethique et politique 340-ESB-MO, gr : 10
LES MIGRATIONS
Au cours des dernières décennies, le phénomène des migrations semble s’accélérer. Passant de 100 millions de migrants dans le monde en 1980 à 200 millions en 2006, lamajorité des migrants viennent des pays pauvres. Ces migrants sont à la recherche d’opportunité pour une vie meilleure. De ce fait, les pays comme le Canada mettent en place une politique active d’accueil de migrants afin d’aider ceux-ci, mais aussi afin de favoriser la croissance du pays. D’ailleurs, certaines de ces migrations sont légales tandis que d’autres sont clandestines. Parmi les migrationslégales au Canada, il y a les migrations agricoles saisonnières réalisées par plus de 28 000 travailleurs agricoles migrants. Toutefois, la réalité à laquelle sont confrontés ces travailleurs une fois au Canada est douteuse. Cette situation engendre des questions d’ordre moral sur les conditions de travail de ces migrants d’où le fait de se poser la question suivante : les conditions de travaildes travailleurs migrants agricoles du Québec sont-elles morales? L’Éthique kantienne, dans les fondements de la métaphysique des mœurs et la métaphysique des mœursd’Immanuel Kant, traite de la moralité en se basant sur les formulations des impératifs catégoriques, de la notion de devoir et de respect.
L’APPROCHE KANTIENNE
L’approche kantienne obéit au principe d’universalisation. Ce principeest tiré de l’impératif catégorique qui n’est aucunement basé sur les intérêts subjectifs tels que les inclinations ou les impulsions personnelles. Par ailleurs, cet impératif respecte deux formulations et s’oppose à l’impératif hypothétique, un impératif conditionné par le désir du but. La première formulation de l’impératif catégorique conditionne l’action posée en raison de son intentionconforme à l’exigence de la raison : « Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle». De cette formulation, découle la seconde en lien avec la notion de respect et la notion de devoir qui se définit comme étant la nécessité d’accomplir une action par respect pour la loi (loi universelle). Ainsi, la seconde formulation de l’impératifcatégorique, un impératif pratique, stipule qu’il ne faut jamais réduire un être à l’état de chose : « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien que la personne de tout autre toujours en même temps comme fin et jamais comme moyen ». Cet impératif pratique oblige tous les êtres raisonnables à respecter la valeur absolue en autrui. Ainsi, pour Kant, le respect n’est pas un sentiment decomparaison entre « soi » et autrui, mais une loi universelle, un devoir qui limite les actions posées par un être, afin que celui-ci ne s’accorde pas une trop grande importance (une trop grande valeur), en raison de la dignité d’autrui. Par conséquent, le respect chez Kant est un sentiment « singulier », car il précise ce que l’on ne peut pas faire, soit s’élever au-dessus des autresdéfinissant le devoir négatif. C’est aussi un devoir strict, car il s’applique en tout temps, sans exception envers tous les êtres. De plus, Kant affirme que le respect est un devoir réciproque, ce qui veut dire que deux individus se doivent du respect l’un envers l’autre. Il définit aussi le respect comme un droit, puis une reconnaissance de la dignité d’autrui n’ayant ni prix et n’étant pas marchandable.De cette vision du respect, Kant souligne que lorsqu’on omet de respecter l’autre, l’on pose un acte immoral qui ne respecte ni la loi universelle, ni la raison.
LES CONDITIONS DE TRAVAIL DES MIGRANTS AGRICOLES
Dans son rapport 2010-2011, TUAC Canada (l’union internationale des travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce met en évidence la situation des travailleurs...
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