La une vie de maupassant

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  • Publié le : 18 avril 2011
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Séquence n°3 : Le roman.
Objet d’étude : Le roman et ses personnages : visions de l’homme et du monde.
Œuvre intégrale n°2 : Une vie, de MAUPASSANT (1883).
Problématique : En quoi Jeanne et les personnages d'Une vie reflètent-ils une vision possible de la société française du XIXème siècle?

Lecture analytique n°4 : excipit.
Introduction :
• Présentation du XIXème siècle et du Réalismeet du Naturalisme.
• Présentation de Maupassant et du roman Une vie.
• Présentation de l’extrait : c’est la fin du roman. Jeanne et Rosalie viennent de prendre en charge la petite fille de Jeanne, c’est-à-dire la fille de son fils Paul. Les deux femmes, en compagnie du bébé, font le trajet retour vers la maison de Jeanne (ce n’est plus la maison des Peuples, car l’héroïne a été obligéede la vendre).
• Lecture expressive.
• Annonce des axes de lecture :
1. Les échos avec l’incipit.
2. Une fin ouverte.

Axe de lecture n°1 : Les échos avec l’incipit.
• Le moment de la journée : dans l’excipit, c’est la fin de la journée puisque « [l]e soleil baissait vers l’horizon » (§1) = parallélisme entre le moment de la journée et le moment de la vie deJeanne : elle est vieille, c’est la fin de sa vie, de même que c’est la fin du roman et de la journée. Dans l’incipit, on retrouve le même parallélisme, mais de façon symétrique : Jeanne est jeune, et c’est le matin, de même que c’est le début du roman.
• Les conditions météorologiques métaphoriques de l’état d’esprit de Jeanne : dans l’incipit, il pleut et Jeanne est inquiète car elle a peurque le mauvais temps empêche son voyage qui la ramène aux Peuples. Ici, au contraire, c’est le beau temps qui domine (« Le soleil baissait vers l'horizon, inondant de clarté les plaines verdoyantes », §1), et Jeanne est heureuse : c’est le printemps (« plaines verdoyantes », (§1) ; « colzas en fleur », (§1). De plus, la présence du bébé rend l’ambiance heureuse : « quiétude infinie » (§1) (le mot« quiétude » est connoté de façon appréciative, et il est renforcé par l’hyperbole « infinie »).
• La saison, le mois de l’année : dans l’incipit comme dans l’excipit, nous sommes au printemps, au mois de mai.
• L’attitude et le regard de Jeanne : l’héroïne a presque le même mouvement dans l’incipit et dans l’excipit : « et pour la centième fois depuis le matin elle interrogeait l'horizon »(incipit) = « Et Jeanne regardait droit devant elle en l'air » (excipit).
Axe de lecture n°2 : Une fin ouverte.
Transition : l’atmosphère générale de l’excipit est bien plus optimiste que celle de l’incipit : le temps est bien meilleur, le moral de Jeanne aussi, et le bébé représente l’avenir. Si l’avenir et l’optimisme sont évoqués à la fin du roman, c’est que cette fin est ouverte,paradoxalement.
a) Un nouveau départ ?
• Multiplication des signes positifs : « sève », « sang », « germaient » (1er §) = ces mots sont métaphoriques de la vie, du retour de la nature triomphante (nous sommes au printemps, en mai).
• Ce triomphe de la vie est mis en évidence par la luminosité et les couleurs vives qui sont décrites, et qui évoquent un tableau impressionniste :« Le soleil baissait vers l'horizon, inondant de clarté les plaines verdoyantes, tachées de place en place par l'or des colzas en fleur, et par le sang des coquelicots » (1er §).
• Autre signe connoté positivement : les mouvements, l’agitation, la vie = « dans le ciel que coupait, comme des fusées, le vol cintré des hirondelles. » (2ème §).
• Enfin, après tous les malheurs de la viede Jeanne, le calme et la douceur semblent enfin devoir dominer : « Une quiétude infinie planait sur la terre tranquille » ; « Et soudain une tiédeur douce, une chaleur de vie traversant ses robes, gagna ses jambes, pénétra sa chair; c'était la chaleur du petit être qui dormait sur ses genoux » (3ème §).
b) Les questions que se pose encore le lecteur après le point final.
• Paul...
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