La violence au cours de l'histoire

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  • Publié le : 18 avril 2011
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La violence a traversé toute l’histoire, sous différentes formes, en fonction des cultures et des époques. Seulement, comment peut-on distinguer la violence actuelle de celle qui a eu lieu plusieurs siècles en arrière ? Après une première partie d’introduction sur le mot « violence » et son évolution juridique, cette question fera l’objet de notre deuxième partie.
Aussi, peut-on traduire, auniveau historique, cette question de violence comme symptôme de la rupture du lien ? Il en sera question dans notre troisième partie.

Tout d’abord, qu’en dit l’histoire du mot violence ? Ce mot vient du terme latin « vis » qui signifie : force, vigueur, usage de la force physique, force vitale mais aussi quantité, abondance. Dans cette définition, le mot « force » est redondant.
Yves Michaud,dans son ouvrage « la violence » explique que cette « force » prend le caractère de violence par rapport à des normes. Mais ces normes ont justement évolué en fonction de l’histoire et sont différentes en fonction des cultures. Il donne pour exemples l’image de la famille dans laquelle violences contre femmes et enfants ont été durant longtemps banalisées, et celle de la chine ancienne danslaquelle l’infanticide des filles à la naissance même n’était pas considéré comme un meurtre mais comme un mode normal de régulation démographique.
D’un point de vue juridique, il est important de mettre en lumière l’évolution du droit pénal en France, car elle marque une évolution de ces normes en question. En effet, comme l’introduit Yves Michaud, « quand la norme de l’intégrité évolue, l’évaluationjuridique s’adapte » : à partir des années 1950, on a progressivement pris en compte la violence sous toutes ses formes, en l’incriminant davantage : à la violence purement physique se sont ajoutées des notions de violence psychologique. Pour ainsi dire, aujourd’hui, par exemple, il s’agit d’une prise de conscience du harcèlement moral sur le lieu de travail comme violence condamnable.
Seulement,il est difficile de chiffrer l’évolution de la violence au cours de l’histoire, puisque l’archivage et la statistique des Comptes de la Justice n’existe que depuis 1825. Ce n’est donc qu’à partir de cette époque que l’on peut suivre de près les chiffres des guerres, crimes et délits chaque année. Néanmoins, les données restent peu fiables. En effet, l’évaluation des violences et des pertes n’ajamais été entièrement neutre mais fait l’objet d’un conflit entre gouvernements : ceux qui ont accès aux archivages peuvent erroner, modifier, voire inventer des documents pour minorer la violence qu’ils ont pu commettre. Ce fut le cas des victimes non reconnues de génocides : arménien par les turcs en 1915, juif par les Nazis (1939-1945) ou Tibétain par les Chinois (1950-1980)

Maintenant,qu’en est-il de l’évolution de la criminalité et délinquance dans notre société ? Comme dit précédemment, le recensement des délits s’est perfectionné, est devenu de plus en plus précis, sans parler des capacités de stockage des données toujours plus grandes. De ce fait, la répression s’est visiblement accrue, condamnant toujours plus de délits reconnus comme tels par le Droit. Il semblerait alors quela violence au sein des populations occidentales s’est nettement accrue. Cependant, l’historien aurait plutôt tendance à affirmer que les sociétés modernes sont plus pacifiques que celles de l’ancien temps. En effet, nous serions allés vers une société plus civilisée, ancrée dans des codes sociaux et conventions plus moraux, basée sur plus de valeurs partagés par la norme et surtout qui reposeraitsur une meilleure prise en charge des besoins des citoyens. Yves Michaud l’introduit ainsi : «  à la différence du passé, les sociétés que nous connaissons jouissent d’une sécurité qui ne dépend pas seulement des chiffres de la criminalité, mais autant et plus de l’organisation de la solidarité collective, des systèmes d’assurance et de sécurité sociale, de l’homogénéité d’un espace libre de...
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