Le genre humain

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  • Publié le : 5 mai 2010
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A l'aube du vingt-et-unième siècle, alors de le progrès technique ne cesse de s'accélérer, l'homme - après trois millions d'années de présence sur la Terre - en est toujours à " se chercher ". Alors que le génie génétique semble permettre la modification délibérée de l'être humain, celui-ci n'en est arrivé à aucune certitude concrète quant à sa propre perception de lui-même en relation avec lanature.
Demandons-nous dès lors si l'on peut reconnaître à l'homme une place particulière dans la nature.
Après avoir examiné cette question, nous chercherons en premier lieu dans quelle mesure l'on peut dire que l'homme occupe une place particulière dans la nature, pour voir ensuite si ce qui fait le propre de l'homme peut ou non s'inscrire légitimement dans la nature.
La question "peut-on reconnaître à l'homme une place particulière dans la nature ? " a pour objet la reconnaissance à l'homme d'une place particulière dans la nature et pose le problème de la recevabilité, de l'admissibilité d'une telle reconnaissance. Par la formule " peut-on ", on se demande en effet si la reconnaissance éventuelle à l'homme d'une place particulière dans la nature s'avère possible et légitime. Enfait, il s'agit de considérer les preuves, ou du moins les indices ontologiques qui, éventuellement, justifieraient ou réfuteraient une telle reconnaissance à l'homme d'une spécificité ontologique. La question est donc de savoir s'il est possible et légitime d'accorder à l'être humain une position spécifique parmi l'ensemble des êtres soumis par ailleurs à une causalité de type mécanique, àsupposer que l'on pense la nature comme étant l'ensemble des réalités soumises à des lois générales (comme le règne animal, par exemple), ou plus précisément encore, comme étant l'ensemble de tout ce qui existe, de tous les êtres soumis à une causalité de type mécanique (par opposition à la liberté ou à l'esprit).
Au vue du problème ainsi posé, on peut tenir pour admis d'une part que l'homme est dece monde avec la nature, c'est-à-dire tout simplement qu'il est un être parmi les autres, faisant partie de la nature, et d'autre part que les Hommes se sont considérés à part, voir supérieurs dans leur relation aux autres êtres. (Le pronom " on " implique que certains lui ont reconnu cette place particulière au sein des êtres vivants.)
En se demandant s'il est admissible d'accorder à l'hommeune place particulière dans la nature, on cherche à mesurer la lucidité du regard que porte l'homme sur lui-même. Il y va de la vision que l'homme pourra légitimement se faire de lui-même. En fait, il y va d'un problème ontologique, d'identification par localisation, problème qui nous amènera à définir l'humanité et à évaluer la justesse de la considération qu'elle a d'elle-même, dans le cadre de sarelation aux autres êtres de la nature.
Nous sommes ainsi amenés à nous demander en quoi une singularité peut-elle légitimement être reconnue à l'homme, pour voir ensuite si cette singularité ne le met pas à part, voir ne l'exclut pas de la nature, … et si finalement l'homme ne se singularise pas en ceci qu'il s'arrache à la nature alors même qu'il développe son humanité.
Montrons d'aborden quoi il est possible de reconnaître à l'homme une place particulière dans la nature, pour voir ensuite si une telle reconnaissance s'avère être légitime.
Outre le fond biologique commun aux animaux, c'est-à-dire l'existence universelle de besoins naturels, l'homme se distingue ou peut être distingué en cela qu'il présente une infériorité originelle majeure. En effet, contrairement aux animaux(qui constituent le meilleur outil de comparaison à l'homme, étant donné leurs similitudes), l'homme ne possède pas d'instinct, au sens de savoir-faire inné. Il ne dispose pas de réactions automatiques et préformées. Ne dit-on pas pourtant que l'homme possède un instinct sexuel ? Cela relève en fait d'un abus de langage ! Certes, nous sommes intérieurement " poussés " à tel ou tel acte, mais...
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