Le monopole

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  • Publié le : 1 avril 2010
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CHAPITRE 8 : Le monopole : pouvoir de marché et tarification
Introduction :
Sur un marché parfaitement concurrentiel, acheteur ou vendeur, ne peut affecter les prix, la loi de l’offre et de la demande détermine le prix de marché.
Une entreprise présente sur le marché prend ce prix comme donné et fixe en fonction de ce prix la quantité de biens à produire et vendre, et leconsommateur décide de la quantité qu’il veut acheter en fonction de ce prix.
Monopoles et monopsones = exact opposé du marché concurrentiel.
Monopole : marché sur lequel un seul vendeurs est confronté à une multitude d’acheteurs.
Monopsone : marché où un seul acheteur est confronté à une multitude de vendeurs.
Dans les deux cas le jeu de l’offre et de lademande est inopérant, le seul offreur (monopole) ou seul demandeur (monopsone) fait le prix et détermine la quantité échangée qui maximise son objectif.
Section 1. Le monopole :
Le monopole, de part sa position singulière, fait le marché, impose son prix et contrôle complètement la quantité de produits offerte à la vente : s’il décide d’augmenter le prix d’un bien, il n’a pas àse préoccuper des concurrents ni de la possibilité qu’ils offrent un prix plus bas pour capter une plus grande part du marché à son détriment.
Néanmoins, le monopole ne peut pas pratiquer n’importe quel prix car plus il augmente son prix, moins le nombre d’acheteurs est important = diminution des profits, ainsi pour maximiser son profit, le monopole doit d’abord déterminer sescoûts et les caractéristiques de la demande à laquelle il doit faire face.
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la recette moyenne du monopole (RM) : prix qu’il perçoit en échange d’une unité vendue = la courbe de demande du marché.
Pour choisir le niveau optimal de production (maximisant le profit) le monopole a besoin de savoir quelle est sa recette marginale : accroissement derecette lié à la production et à la vente d’une unité additionnelle de bien.
Figure 8.1.
La courbe de demande est une droite, et la courbe de recette marginale à une pente deux fois plus prononcée mais la même ordonnée
En effet, si la courbe de demande est linéaire et écrite comme ceci :
P = a – bQ
Alors la recette totale est :
PQ = aQ – bQ2
Et larecette marginale est :
d(PQ)/d(Q) = a – 2bQ
Que remarquons-nous d’intéressant ? En situation de monopole, la courbe de demande à laquelle est confronté le monopole est exactement la courbe de demande du marché, dont la pente est négative, ainsi Rm est inférieur au prix auquel l’unité supplémentaire est vendue et le monopole constate que la production supplémentaire réduit la recetteperçue sur les unités précédentes car le prix baisse à mesure que nous descendons le long de la courbe de demande.
La principale conséquence est que la condition de maximisation du profit ne peut plus s’écrire : Cm = RM = Prix, comme en concurrence pure et parfaite.
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Figure 8.2.
Quelle quantité doit produire un monopole ?
comme dans le cas de laconcurrence pure et parfaite, pour maximiser son profit, la firme doit produire de manière que Rm = Cm.
Sur ce graphique la courbe de demande de marché D = courbe de RM donc on voit que le prix par unité que reçoit le monopole est une fonction du niveau de production.
Les courbes de recette marginale et de coût marginal s’égalisent pour la quantité Q*.
Comment être sûr que Q*soit vraiment la quantité qui maximise le profit ?
En fait, le monopole peut augmenter sa production, permettant une augmentation de son profit, jusqu’à Q*, le point où le profit supplémentaire gagné en produisant une unité supplémentaire est égal à zéro.
Anisi si le monopole produit Q1, cela ne permet pas la maximisation du profit, son profit total sera plus petit,...
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