Le parnasse et le symbolisme

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  • Publié le : 13 décembre 2010
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Le Parnasse et le symbolisme

Le Parnasse et le symbolisme sont deux mouvements poétique qui se sont succédé dans la seconde moitié du XIXe siècle. Ces deux mouvements ont en commun leur indifférence vers l’approbation de la foule, leu désengagement politique et leur souci de la forme.

Le Parnasse (1862-1880) se réunit autour de Leconte de Lisle et se voue au culte d’un beau très formel, liéaux formes antiques et au culte de l’Histoire. Le symbolisme (1886-1898) est à la fois une réaction contre le Parnasse et sa continuation. Il fait du symbolisme la condition même de l’art. Il décide de suggérer plutôt que de nommer et libère le vers du moule/de la forme classique célébré par les Parnassiens. Les plus grands poètes de la seconde moitie du XIXe siècle, Charles Baudelaire, StéphaneMallarmé, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, ont écrit en marge du Parnasse et du symbolisme, côtoyant ces mouvements sans vraiment y adhérer.

Le contexte du Parnasse et du symbolisme

Parnassiens et symbolistes sont en rupture avec l’actualité historique qu’ils refusent de prendre en compte dans leur art. Ils s’opposent au mouvement naturaliste en minorant l’idée de progrès scientifique etsurtout en décidant de se couper du peuple et d’écrire pour une élite.

Le néant historique

Si le Parnasse se caractérise par une simple indifférence au monde politique, les symbolistes radicalisent encore cette rupture.

L’indifférence parnassienne

Le Parnasse nait à un moment historique difficile. La proclamation du Second Empire en 1852 est apparue à tous les artistes du temps comme uncoup de force politique. Napoléon III appuie son pouvoir en contrôlant par la censure la presse et l’édition. Si la plupart des écrivains décident de ne pas résister au pouvoir, ils s’abstiennent cependant dans leurs œuvres de faire allusion à l’actualité. Mais la haine de l’argent e du conformisme, valeurs bourgeoises en pleine ascension, s’accentue chez s artistes. Contrairement aux romantiques,les Parnassiens prônent un certain élitisme, voire un dandysme qui les coupe du grand public. Même la défaite de 1870, l’avènement de la III République et le déclenchement de la Commune en 1871 suscitent peu de commentaires chez les Parnassiens.

La rupture des symbolistes

Les symbolistes radicalisent encore la rupture avec la politique. La plupart des poètes de ce mouvement se refugient dansun autre monde. L’obtention du suffrage universel ne suscite que peu d’enthousiasme. Les plus impliqués, à la fin du siècle, trouvent dans l’anarchisme un moyen d’expression à leur révolte et à leur désenchantement. Leur réponse à un monde qui se délite et qui perd ses valeurs aussi bien en politique (empire ? monarchie ? république ?) qu’en religion (catholicisme ? protestantisme ? libre pensée ?)se distingue dans la crise du vers traditionnel.

Le progrès

Le Parnasse prend en compte les progrès scientifiques. La poésie des Parnassiens ne porte pas sur les grandes découvertes de la science, mais ils sont influencés par le positivisme, philosophie basée sur l’expérience et l’établissement de lois. Les Parnassiens se remettent à la science universelle et se débarrassent de lathéologie. Avec les symbolistes, la rupture entre science et littérature est plus nette. Les symbolistes, contrairement aux Parnassiens et aux naturalistes, ne croient pas au progrès.

La méfiance envers le peuple

L’un des fondements de la IIIe République est la construction de l’école laïque : avec le développement des enseignements primaire (dès 1833, la loi Guizot préconisait une école primaire danschaque commune) et secondaire, toute la population peu à peu a droit à l’instruction. Entre 1881 et 1883, Jules Ferry déclare l’école publique laïque et obligatoire. La littérature, sous l’influence de cette nouvelle demande d’une population peu lettrée, se modifie avec la création de la presse à grand tirage et le développement du roman feuilleton. En 1863, a été lancé Le Petit Journal,...
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