Le propre et le sale de vigarello

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Fiche de lecture : Le propre et le sale de Vigarello, 1985.


Partie I : De l’eau festive à l’eau inquiétante.

Chapitre 1 :
1346 : la Peste sévit. Plusieurs mesures sont prises pour éviter tout risque de propagation de la maladie : restriction des contacts entre individus, port de vêtements spécifiques (non-aérés) et surtout interdiction de prendre des bains.
L’idée que l’eau puisse« s’infiltrer » à l’intérieur de la peau, la rendant ainsi plus « ouverte » à l’épidémie se répand et se banalise parmi la population.
à Tout en reconnaissant à l’eau des vertus thérapeutiques, la population s’en méfie et le bain devient inquiétant et rare, même hors épidémie.
Au XVIe siècle, la pratique la plus courante est « la toilette sèche », qui consiste à frotter la peau avec du lingesans utiliser d’eau. Seules les mains et le visage se lavent réellement.
à L’eau disparaît donc progressivement du quotidien des habitants, ce qui ne signifie pas que les exigences hygiéniques s’amoindrissent, mais simplement qu’elles se modifient.

Chapitre 2 :
Rétrospection : au XIIIe siècle, les lieux publics de bains et d’étuves sont nombreux et très fréquentés (à Paris par exemple),populaires ou raffinés, selon les classes sociales qu’ils accueillent.
A partir du XVIe s, la plupart disparaissent et ceux qui restent ne sont plus destinés qu’à un usage médical. Au XVIIe enfin, les établissements n’ayant pas fermé commencent à susciter une certaine méfiance.
Le bain privé est quant à lui un usage noble qui augmente le prestige et le divertissement mais qui va disparaître à sontour. L’eau est signe de profusion et de puissance.
à Le bain disparaît mais le rapport à l’hygiène demeure. L’eau n’a tout simplement pas la même importance que de nos jours : à cette époque c’est son aspect « festif » qui est privilégié et non pas celui de la propreté.

Chapitre 3 :
Ce chapitre tente de comprendre les raisons pour lesquelles la pratique des étuves au Moyen Age a par lasuite disparu. Au départ, les lieux d’étuves publics sont mixtes. Puis à la fin du XIVe siècle, une distance est instaurée entre hommes et femmes. Ces établissements sont progressivement associés à des lieux de prostitution. Les étuves acquièrent alors une très mauvaise réputation et connotent « illégalisme & transgression ». Les étuves sont donc désertées car ceux qui s’y rendent sont considéréscomme des « délinquants ».
Le point de vue sur les étuves devient donc extrêmement négatif : en 1411 une Ordonnance d’Henri IV condamne les étuves, puis en 1566 : interdiction de tous les lieux de prostitution, donc des étuves.
à Au XVIe s, celles-ci sont rejetées par la population.

Partie II : Le linge qui lave.

Chapitre 1 :
XVe s, la propreté du corps est assimilée à celle dulinge. L’habit est ce qui se voit donc il se doit d’être propre. Changer de vêtements est synonyme de propreté.
Depuis le XIVe s, la présence de la « vermine » (puces, poux…) parmi la population est considérée comme « naturelle ». Le peuple pense que la vermine est due à un dérèglement interne du corps, ce qui explique que les mesures prises pour lutter contre la vermine concernentl’alimentation. On ne fait pas, à l’époque, de lien entre vermine et propreté du corps.
La propreté existe déjà à l’époque mais elle se limite aux habits, au visage et aux mains, car l’attention ne se porte que sur ce qui est visible. L’obligation est moins sanitaire que morale, car on se soucie avant de tout de l’apparence.
La chemise est quant à elle un objet assez peu présent du quotidien des habitants, onen change à un rythme indéfini.
On accorde par contre beaucoup d’importance à la propreté des espaces et des objets communs.
à La population tente d’instaurer une propreté collective. Il est donc « logique » qu’elle se préoccupe davantage de l’éloignement nécessaire des détritus et des boues que d’une propreté corporelle personnelle, qui elle ne se voit pas.

Chapitre 2 :
XVIe s :...
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