Les 500 millions de la begum j. verne 1879

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  • Publié le : 2 juin 2010
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Les villes utopiques
Les 500 millions de la Begum J. Verne 1879 Chap.5

Jules Verne est un écrivain français de la fin du XIXème siècle. Il s’est imposé dans deux secteurs traditionnellement considérés comme mineurs : la littérature pour la jeunesse et la science-fiction. C’est un des personnages les plus emblématiques de ce siècle tant par son côté visionnaire que par l’utilisationlittéraire de ses connaissances scientifiques, mais c’est aussi un écrivain contradictoire de part ses opinions conservatrices et sa critique souvent agressive d’une société soumise au profit. Il publie en 1879, dans un contexte de guerre post-franco-prussienne, un roman intitulé Les cinq cents millions de la Bégum : la fortune fabuleuse d’une princesse hindoue (il s’agit d’une somme considérable pourl’époque) est partagée entre des légataires très différents : la famille Sarrasin, des Français généreux et idéalistes, et un Allemand, Schultze, habité d’une terrible volonté de puissance. Mais que faire de tant d’argent? Chacun de son côté décide de construire une cité utopique que le lecteur découvre au fil du roman. L’extrait du chapitre cinq « La cité de l’acier » met en lumière celle du professeurSchultze. Ce passage souligne l’arrivée d’un personnage mystérieux dans la cité de Stahlstad, il y découvre un monde nouveau, isolé et oppressant. Par conséquent l’étude de ce texte nous amène à répondre à la problématique suivante : En quoi ce texte est-il caractéristique de la ville utopique de Jules Verne? Comment Jules Verne pose-t-il un regard critique sur l’évolution de la société urbaine deson temps ? Le premier axe de cette étude déterminera l’utopie et dans une seconde partie nous verrons la progression du personnage dans une « société » où règne l’ordre.

Une utopie signifie à la fois un lieu qui n’existe pas, difficile d’accès, et à la fois un lieu parfait. La cité de l’acier esquissée pas Jules Verne est une cité Utopique.
La cité imaginée par Jules Verne estinaccessible. En effet au début du texte nous remarquons une accumulation de phénomènes naturels : « déserts, rempart de montagnes » qui ont pour effet de cacher ou de protéger la cité d’un regard extérieur. Le fait que la cité se trouve « dans un coin écarté de l’Amérique » (un pays de rêve a la fin du XIX siècle) et soit situé a « cinq cents milles des petites agglomérations humaines » accentue le cotéutopique de l’endroit, dans le quel on ne peut entrer que par simple jeu du hasard. L’emploi du conditionnelle dans la phrase « on chercherait aucun vestige de cette liberté » nous montre qu’il n’existe aucune trace de cette ancienne cité de nos jour, l’auteur voudrait préserver son utopie afin qu’elle puisse continuer d’être considérée en tant que telle.
Outre les phénomènes géographiques et laposition spatiale de la cité utopique, d’autres facteurs nous montrent l’inaccessibilité du lieu, et notamment des facteurs humains. En effet nous observons un champ lexical de la protection: « murailles, portes massives, la ligne de fossés, des fortifications » cela afin de montrer la protection du lieu et renforcer le coté impénétrable. Le seul moyen d’accéder dans cette ville est le suivant :« vous n’entrerez que si vous avez la formule magique » L’auteur approfondit le coté utopique de la cité en y posant une contrainte d’envergure pour y accéder : Le besoin d’avoir une autorisation « dument timbrée, signé et paraphée » l’accumulation des trois adjectifs indique la encore la difficulté d’entrer. Ces éléments pourraient nous faire penser que les habitants de Stahlstadt gardentjalousement le secret de cette ville utopique.
Enfin la cité d’acier s’inscrit comme une œuvre parfaite (l’utopie signifiant la perfection). Les adjectifs « circulaires, de ceinture » le nom de «circonférence » présentent une configuration circulaire de la cité, et mettent en œuvre, par la symbolique du cercle (figure géométrique de l’harmonie), l’éloge de la cité. L’organisation de Stahlstadt...
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