Les caprices de marianne acte 1 scène 2

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  • Publié le : 19 septembre 2010
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Ecriture argumentative (séquence sur la nouvelle et le thème du monstre) 

Travail d’écriture sur la demeure d’Astérion

Introduction

L’introduction et ses règles : présentation, contenu, nom de l’auteur, titre de l’œuvre, éventuellement genre du texte, et date de composition.

Le thème de la monstruosité et le motif du monstre sont couramment exploités dans la mythologie grecque.Ils donnent aux héros, Thésée, Œdipe, Hercule, Ulysse, l’occasion de prouver leur vaillance en affrontant des êtres aussi effrayants par leur apparence physique que cruels par leur comportement. (Introd très large du thème)
La nouvelle de Borgès, La demeure d’astérion, est une réécriture du mythe du Labyrinthe et du Minotaure. Outre le thème du double, la question de l’identité et celle dela culpabilité, le thème de la monstruosité est essentiel dans cette nouvelle. Cependant le personnage narrateur, qui dit s’appeler Astérion, trouble l’horizon d’attente du lecteur concernant les représentations du monstre. Présente-t-il les caractéristiques du monstre ?

Développement

(Progression de la pensée et classement des arguments : on va du concret vers l’abstrait, du plussimple vers le plus compliqué, du physique vers le psychologique

• Le Minotaure, le narrateur est bien un monstre puisqu’il est mi-homme, mi-taureau. Le monstre est un être hybride, issu d’une union contre nature, celle de sa mère Pasiphaé avec un taureau blanc envoyé par Poséidon.

• Puisqu’il est un être hybride, il est unique, il n’a aucun équivalent dans l’espècehumaine. Ce côté unique souvent martelé par le narrateur dont il semble de façon ambivalente à la fois se glorifier et souffrir connote de façon métonymique ? sa monstruosité. Cette solitude à laquelle le monstre semble condamné l’inscrit dans le registre du tragique.

• Corollairement, lorsque le monstre sort du labyrinthe, il semble effrayé par le visage des hommes, qu’ilne reconnaît donc pas pour ses semblables. Il n’accepte pas non plus les activités communes des autres hommes, celles qui les inscrivent dans une communauté sociale : il refuse la lecture, ne croit pas à la communication, ignore tout du monde (cf son ignorance de l’existence d’autres labyrinthes). Le monstre est donc exclu de la communauté et des codes culturels.
• Cette question nousamène à poser l’importance du regard de l’autre et des autres en général quant à la constitution du personnage en tant que monstre. Ce n’est pas le monstre qui se sent un monstre (le monstre se sent toujours plus ou moins normal). Ce sont les autres par leur réaction qui le constitue comme monstre . cf l’épisode de la sortie du labyrinthe. Le lecteur, en lisant la réaction de terreur des habitantscomprendra implicitement que le narrateur est un monstre. Il faut donc inverser le raisonnement ; C’est parce que les gens ont peur que le narrateur est un monstre et non l’inverse. C’est ce que dit la nouvelle.
• Le monstre est marqué par la faute de sa mère, de son père Minos qui a refusé de sacrifier un taureau à Poséidon. Ce destin de monstre imposé par la filiation et par la faute deses ascendants en fait un véritable héros tragique (qui combat un destin hostile, dont il hérite et dont il n’est pas responsable. Ceci nous achemine vers la partie antithése.
• Le Minotaure (majuscule) est enfermé dans le Labyrinthe et reçoit en sacrifice tous les neuf ans (en lettres) sept jeunes gens et jeunes filles : leur mort ne semble causer aucun remords au Minotaure, qui nesemble pas non plus avoir conscience de son rôle dans leur mort : les cadavres semblent s’écrouler seuls, sans même que ses mains soient tâchées de sang. Il faudrait sans doute interpréter de plusieurs manières ce détail : n’a-t-il pas conscience de les avoir tués avec ses cornes (tauromachie cf Picasso) ou bien sont-ils morts de faim et d’épuisement dans le labyrinthe ? c’est possible, et cela...
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