Les guerres batardes

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  • Publié le : 27 avril 2010
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GIRSZONAS
Alexis
G 01

TD Sociologie des Relations Internationales – Fiche de lecture

Titre : Les guerres bâtardes, comment l’Occident perd les batailles du XXIème siècle
Auteurs : Arnaud de La Grange et Jean-Marc Balencie.

Les guerres bâtardes, comment l’Occident perd les batailles du XXIème siècle est un livre coécrit par Arnaud de La Grange et Jean Marc Balencie. Cette premièreprécision est intéressante car elle nous permet de nous arrêter sur le parcours respectifs des auteurs qui peut expliquer en partie, le style original et percutant de cet ouvrage. Arnaud de La Grange est grand reporter au Figaro. Un temps spécialiste des questions de défense il a couvert les conflits d’Irak et d’Afghanistan. Il est désormais correspondant du journal à Pékin. Jean Marc Balencie atravaillé pendant dix ans au Secrétariat Général de la Défense Nationale (SGDN) avant de rejoindre un grand cabinet international.
Si l’on s’attarde sur le titre « Les guerres bâtardes », il est intéressant de noter qu’il est accompagné d’un sous titre, « Comment l’Occident perd les batailles du XXIème siècle ». Le titre en lui-même apparaît ainsi comme un terme générique faisant référence à desguerres qui ne respecteraient pas le schéma classique et basique que l’on peut s’en faire c'est-à-dire celle d’un conflit armé opposant au moins deux groupes militaires organisés réguliers. Apparaît ensuite, ce que nous appelons ici le sous titre qui permet dès la première page de saisir la thèse des auteurs qu’ils vont développer et étayer dans le livre. Ainsi pour eux, l’Occident et principalementles Etats Unis ne sont plus en mesure de riposter aux menaces engendrées par des « va-nu-pieds » (expression empruntée à Jean Guisnel, journaliste à l’hebdomadaire L’Express) qui les mettent clairement au défi dans des guerres asymétriques puisqu’il n’y a plus d’opposition frontale entre des forces équivalentes.
Ainsi, ce livre sans être pour autant une bible de stratégie militaire a lemérite à travers trois exemples récents que constituent l’Irak, le conflit engagé par Tsahal au sud Liban en Juillet 2006 et la guerre en Afghanistan qui présente la particularité d’être appuyée par l’OTAN et sa Force Internationale d'Assistance et de Sécurité (FIAS) et d’avoir reçu l’aval du Conseil de Sécurité des Nations Unies, de dessiner le visage de ces conflits modernes. Un visage complexe quiamène à redéfinir de multiples notions comme celles de « fort » et de « faible » que beaucoup d’observateurs pensaient pourtant gravées dans le marbre depuis la fin de la guerre froide et la chute du Mur de Berlin.
Dans le but de saisir les grands aspects développés par les auteurs nous insisterons dans un premier temps sur les évolutions que les conflits armés connaissent et lesimplications que celles-ci entraînent sur l’attitude américaine. Dans un second temps, nous tenterons de dégager les contours des questions auxquelles se doivent désormais de répondre les gouvernements occidentaux s’ils souhaitent inverser une tendance qui ne semble pas devoir marquer le pas de ci tôt.

Le conflit d’Irak caractérisé par sa longueur et celui qui s’est déroulé au Sud Liban, marqué par satechnicité donnent tous les deux du relief au concept de guerre dite de « quatrième génération » ou fouth generation warfare. Cette expression est d’abord apparue de façon assez vague en 1989 dans la revue du corps des marines. Au contact successif de Wiliam S. Lind un ancien colonel des marines puis de Martin Van Creveld dont la théorie a été corroborée par la réalité induite par les effetsconsécutifs aux attentats du 11 Septembre 2001 cette notion a évolué. Actuellement, nous pouvons dire qu’il repose sur « le contournement dans la durée, de la puissance de l’adversaire en profitant des possibilités offertes par la révolution de l’information et les contradictions résultant de la mondialisation pour étioler […] la force de l’Ennemi ». L’adversaire n’a nul besoin de conquérir ou de...
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