Les mots , sartre

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  • Publié le : 28 avril 2011
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Les mots écrits en 1964 par Jean-Paul Sartre relate l'enfance de l'auteur. Celui-ci est issu d'une famille bourgeoise et par cet aspect conventionnel, il ne peut se mêler au monde extérieur. Ce confinement familial et les coutumes littéraires de la famille l'ont poussé à l'écriture : telle est l'explication faite par l'auteur dans son œuvre. Cette autobiographie est composée de deux parties,l'une intitulée « lire » et l'autre « écrire ». Le passage que nous étudierons se situe à la fin de la partie « lire ». L'auteur nous présente dans ce récit les ballades qu'il faisait enfant dans le jardin du Luxembourg à Paris avec sa mère.
Tout d'abord nous verrons l'enfant perdu qui nous est présenté par l'auteur. Ensuite nous nous intéresserons aux désillusions de cet enfant face au monde.

Lamère fait partie intégrante de ce souvenir. Or celle-ci est décrite de plusieurs manières.

Tout d'abord nous découvrons une mère aimante. Cette mère a beaucoup d'amour pour son fils, « elle poussait l'amour », « elle aimait ». La façon dont l'auteur nous décrit sa mère connote un fort amour maternel mais cet amour n'est peut-être pas exprimé de la bonne manière. Cette mère aime son fils etéprouve de la tendresse envers lui « elle prenait sa main ». Le mot « benêt » n'est pas considéré ici comme insultant mais plutôt comme affectif.
Ensuite nous pouvons voir cette mère sur-protectrice. En effet la mère est bien contente que son fils soit petit, ainsi elle peut le garder avec égoïsme sous son aile, sans qu'il puisse s'ouvrir au monde. Dans la phrase « elle aimait que je fusse, à huitans, resté portatif », l'auteur montre alors que sa mère « aimait », ce qui peut avoir une connotation à l'amour maternel de sa mère mais aussi à son emprise. Le fait que la mère aime que son fils sois petit, alors que lui en souffre est assez révélateur de la faiblesse de sa mère. Sartre dénonce d'ailleurs sa rancœur envers sa mère lorsqu'il montre son esprit fermé dans cette phrase « elle n'yvoyait que de naturel : les Schweitzer sont grands et les Sartre petits je tenais de mon père voilà tout ». Pour sa mère il est normal que son fils soit petit puisque dans la famille de son père il y sont, or l'auteur évoque cela d'une façon ironique ( puisqu'il n'est pas si petit « je risquais de me prendre pour un nain ce que je ne suis pas tout à fait ») ce qui exprime la volonté de l'auteur dedévaloriser sa mère.
Enfin, Jean-Paul Sartre évoque dans son texte beaucoup d'allusions à la mort, la souffrance. Nous pouvons ainsi voir dans le texte : « une civière, un mort », « brutalement jeté », « massacre », « condamnait », « souffrir ». L'auteur a donc des idées noires. Il se sent mal, il se referme sur lui-même, mais aussi dans les livres pour ne pas sombrer. La métaphore filée représentantun livre « portatif (…) maniement aisé (…) format réduit » nous montre aussi que pour se sortir de l'étouffement de sa mère.

Avec une mère étouffante et omniprésente dans son enfance, Sartre fut alors porté vers les livres pour se réfugier et se fonder un monde imaginaire.

Nous avons précédemment vu que le « Sartre enfant » était perdu maintenant nous allons voir comment cet enfant estrejeté des autres.

« Il y avait une autre vérité » tel est le commencement du récit du souvenir, Sartre pose ainsi une interrogation. Cette parataxe ne comporte aucun modalisateur, ce qui peut connoter un aspect dramatique.

Nous pouvons tout d'abord voir que Sartre se sent inférieur aux autres enfants. Les deux phrases au discours direct « Comme ils étaient forts et rapides ! Comme ils étaientbeaux »montre que Sartre les idéalisait. Mais le fait que celles-ci aient été rédigées au discours direct et avec une certaine exagération montre que l'adulte se moque de l'enfant qu'il été auparavant. Ensuite, l'auteur se compare aux « héros de chair et d'os ». Il y a d'un coté un Sartre intelligent « intelligence prodigieuse » et de l'autre coté des « héros » supérieurs par leurs capacités...
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