Litterature au moyen age

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  • Publié le : 28 mai 2011
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La littérature au Moyen-âge

I) Les auteurs des fabliaux
Au Moyen-âge, la diffusion des textes se faisait principalement grâce à l’oral. Les textes étaient écrits, le plus souvent anonymement, en ancien français, et des conteurs les récitaient devant la Cour, accompagnés d’un instrument de musique. Ils allaient de châteaux en châteaux pour raconter leurs histoires, c’est pourquoi on ditqu’ils sont des artistes itinérants.
Il existait deux noms pour ces artistes : - au Nord : les trouvères
- au Sud : les troubadours
Le ménestrel est un jongleur très favorisé puisqu’il loge dans le château de son seigneur, qu’il est chargé de divertir.
II) Le fabliau
Un fabliau est un genre littéraire de l’époque du Moyen-Age, quirespecte le schéma narratif, et dans lequel on trouve beaucoup d’allusions à la religion. C’est un récit courtqui fait intervenir un nombre restreint de personnages. Ce ne sont jamais des héros, mais des types définis surtout par leur caractère ; ce sont toujours les faibles qui gagnent.
L’action a lieu en un temps limité mais incertain (”jadis”, “un jour”) et dans un espacerestreint (souvent, lacampagne).
Le narrateur qui est un troubadour (ou trouvère) intervient dans le récit, dans les formules d’introduction et de conclusion. Le fabliau sert à la fois à faire rire le lecteur (il repose sur une ruse, un quiproquo), et à faire une critique de la société. Il comporte d’ailleurs une morale.
III) Les étapes du récit
- La situation initiale est celle du début de l’histoire. C’est unesorte d’introduction qui présente le héros, les personnages du récit, le lieu du récit…
- L’élément perturbateur est le fait qui bouleverse la situation de départ. C’est cet événement qui déclenche l’histoire.
- Les péripéties sont les différentes actions de l’histoire
- Le dénouement : un événement nouveau va survenir, qui va permettre au récit de se terminer.
- La situation finale est uneconclusion au récit. Il y a soit rétablissement de la situation de départ, soit nouvelle situation.
IV) Les valeurs du présent
- Le présent de l’action : dans un récit au passé, on peut utiliser le présent pour mettre en valeur l’action et rendre le texte plus vivant : c’est le présent de narration.
- Le présent utilisé par le conteur, qui ne correspond pas au même présent que celui de l’histoire :quand le récit est au passé, le narrateur peut faire des commentaires grâce au présent d’énonciation.
- Le présent employé dans les dialogues : il évoque un fait qui a lieu en même temps que la parole, c’est le présent d’actualité (être en train de…)
- Le présent de la morale, qui donne à celle-ci une valeur intemporelle : le présent de vérité générale est employé pour une définition, unproverbe, une vérité vraie en tout temps. « Mieux vaut tard que jamais ».

Le quiproquo
I. Définition :
“Quiproquo” vient du latin quid pro quod (”qui pour quoi” = “une chose à la place d’une autre”). Le mot désigne un malentendu dans lequel on prend une personne pour une autre. Cette technique est très utilisée au théâtre pour apporter des situations comiques. Par extension, on parle de quiproquopour un dialogue qui s’articule autour d’uneconfusion.
II. Des exemples :
° Dans Brunain, la vache au prêtre, il y a un quiproquo entre le vilain et le prêtre : le vilain croit qu’il faut donner sa vache à Dieu, alors que c’est le prêtre qui veut avoir sa vache.
° Dans La vieille qui graissa la patte au chevalier, la vieille a pris l’expression “graisser la patte” au sens propre.
° DansEstula, la confusion a lieu à cause du nom du chien, qu’on prononce “Es-tu là”. Le voleur croit que son frère lui répond, et le fils croit que le chien parle.

Exemple : La vieille qui graissa la patte au chevalier, le dialogue dans le récit
I. L’intrigue
Une vieille a mal attaché ses vaches, qui s’enfuient et sont retrouvées par un prévôt. La vieille paye une amende pour les récupérer, mais le...
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