Marketing mix de nutella

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 9 (2193 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 6 avril 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Taxer ou exonérer ? La filière laitière sénégalaise face aux politiques fiscales et douanières
Enjeux
Depuis 2000, l’ouverture des frontières aux importations alimentaires s’est accentuée en Afrique de l’Ouest. La mise en place du tarif extérieur commun (TEC) dans le cadre des nouvelles politiques commerciales et fiscales de l’UEMOA a conduit à l’abaissement des barrières tarifaires. Pour lesproduits laitiers, les niveaux de taxation de porte sont depuis 7 ans de l’ordre de 5%. Cette ouverture des frontières devrait s’accélérer avec la signature des Accords de partenariats économiques (APE) entre l’Union Européenne et les pays ACP qui prévoient la suppression des tarifs douaniers dés 2008 pour au moins 80% des produits. Les négociations internationales et les campagnes des ONG ontpointé du doigt les dangers d’une libéralisation trop rapide des secteurs laitiers africains soumis à la concurrence des industries laitières les plus développées. Selon ces ONG, cette concurrence a un coût important. Pour l'ensemble de l'Afrique subsaharienne, en 20 ans, le déficit commercial en ce qui concerne les produits laitiers s'est encore accru : il est passé de 250 à 450 millions de US$. Cesdépenses pèsent lourd dans les balances commerciales des Etats. Mais le coût des importations à bas prix ne s'arrête pas là. Celles-ci pèsent également très fortement sur la baisse des prix des produits sur les marchés domestiques, concurrençant ainsi les productions nationales. Les prix des produits agricoles constituent en effet l'incitation à l'investissement la plus importante. Cesimportations à bas prix sont donc interprêtées comme un frein de plus au développement des filières agricoles et plus largement de l'ensemble de l'économie nationale. Pourtant, les importations à bas prix de biens de consommation alimentaires comme le lait permettent aux populations urbaines d’accéder à une nourriture bon marché. L’ouverture des frontières génère donc des gains économiques pour lesconsommateurs. C’est gains sont d’autant plus importants que la demande en produits laitiers connait une croissance marquée, liée à l’accroissement démographique et à l’évolution des modes de consommation. D’un point de vue global, la consommation de lait et de produits laitiers dans le monde devrait augmenter de 3.8 à 4 % par an entre 1999 et 2020, en particulier dans les pays du Sud. Les politiqueslaitières sont ainsi au cœur des arbitrages entre protectionnisme et ouverture des marchés. Elles doivent trouver le juste équilibre entre la promotion de la production locale et le soutien à la consommation. Cette note présente quelques résultats de recherche qui permettent de dégager des pistes politiques, entre tentatives d’exonération et volonté de protection.

Résultats de recherche
Le lait,produit social Les arguments d’une politique en faveur de la production locale sont d’autant plus justifiés que le lait est une production aux fortes implications sociales. Il représente une source de revenus stratégiques pour les producteurs des zones pastorales mais aussi pour un nombre croissant de producteurs agricoles. Il s’agit notamment des producteurs céréaliers, cotonniers ou arachidiersengagés dans un processus d’intensification de leurs exploitations et d’intégration agriculture-élevage. Au niveau de la consommation, le lait reste un produit de consommation de masse dans les villes, accessibles aux ménages les plus pauvres grâce aux importations de produits laitiers comme le lait en poudre.

avec l’appui financier de

CORAF/WECARD

© C. Broutin

Le développement desproductions animales offre probablement une des meilleures opportunités pour favoriser la croissance économique dans les zones rurales de la région, en faveur notamment des petits éleveurs pauvres. Dans ce cadre, la substitution du lait en poudre par la production locale doit être au cœur des stratégies de sécurité alimentaire et de réduction de la pauvreté rurale. Pourtant, on note au Sénégal une...
tracking img