Multiplicateur keynesiens

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CHAPITRE 7 : Le courant Keynésien ; la politique budgétaire et la critique néoclassique.



Section 1 : Le contexte historique



Keynes écrit son principal ouvrage La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, en 1936. A cette époque, le monde occidental se remet lentement de la crise de 1929 (la dépression = baisse du PIB sur une année). Si l’on parle de récessionc’est que nous avons deux trimestres consécutif de baisse du PIB. La crise de 1929 est marquée également par un crash boursier. La situation économique est celle d’une surproduction. Les entreprises réduisent donc leur production et diminuent leurs prix (de 1929 à 1932, la production baisse de 36% et les prix de 30%). La crise de 1929 est finalement une crise déflationniste.

Keynes a remarqué que,lorsque les entreprises sont en crise et donc en surproduction, font deux choses :

- Baisser leur production

- Licenciement et ensuite baisse des prix

Keynes remarque que malgré la baisse des prix, elles continuent à moins vendre. La crise ne se régule pas, elle est durable. De ce fait, il n’y a pas de mécanisme autorégulateur dans l’économie. Les quantités sont donc plusflexibles que les prix.

Cela veut dire que l’économie peut fonctionner durablement en situation d’équilibre de sous emploi. C’est à dire une situation où on a une offre de biens et de services qui répond à une demande de biens et de services mais offre qui ne permet pas d’embaucher toute la population active.

Pour sortir de la crise et converger vers un équilibre de plein emploi, il faut uneintervention extérieure. L’intervention de l’Etat s’inscrit dans le cadre de politiques budgétaires, dite aussi politiques de relance.



La portée des travaux de Keynes sera t-elle que Milton Friedman, le pire critique de Keynes, dira « nous sommes tous des Keynésiens. »



Section 2 : Les fondements du modèle.



2.1. Les hypothèses principales



✔ Hypothèse 1. Une économied’incertitude : une économie dans laquelle les individus agissent en fonction de leur perception du présent et de l’avenir. Ces actions détermineront l’état de l’économie.

✔ Hypothèse 2. Une économie de la demande : les entreprises investissent, produisent, embauchent en fonction de la demande qu’elles anticipent. C’est la théorie de la demande effective.

✔ Hypothèse 3. Une économie où le niveaud’emploi ne dépend pas de l’équilibre sur le marché du travail mais du niveau de la demande anticipée par les entrepreneurs.

✔ Hypothèse 4. Une économie monétaire dans laquelle la monnaie ne sert pas uniquement à effectuer des transactions On peut conserver la monnaie : thésaurisation. Pour Keynes, la monnaie assure le lien entre le présent et le futur.



Ces hypothèses conduisent à deuxpropriétés :

- La cause du chômage ne réside pas dans l’inflexibilité des salaires mais de l’insuffisance de la demande.

- Les politiques interventionnistes (budgétaires) sont efficaces pour relancer la demande, la production et l’emploi.



2.2. La méthode



✔ Keynes étudie les mouvements de court terme de l’économie. Il privilégie les ajustements par les quantités(production, nombre de salariés) plutôt que par les prix, c’est ce qui le distingue des libéraux.

✔ Keynes étudie une économie à un seul bien avec trois agents (l’Etat, l’entreprise et le ménage).

✔ Le support des anticipations est la monnaie qui permet le transfert de la richesse dans le temps.



Section 3 : Les fonctions de consommation, d’épargne et d’investissement.



3.1. La fonctionde consommation Keynésienne.



Pour Keynes, la consommation exprime les conséquences de comportements psychosociologiques, qui, en raison de leur permanence en courte période sont érigées en loi, qualifiée de « Psycololical Law »

Cette loi, prise au sens le plus général, exprime que la consommation d’une communauté est une fonction de son revenu et que cette dernière est quasi...
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