Patrick dils

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 11 (2504 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 26 avril 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Les faits[modifier]Le 28 septembre 1986, deux enfants, Cyril Beining, né en 1978, et Alexandre Beckrich, sont retrouvés morts le long d'une voie de garage de la SNCF à Montigny-lès-Metz. Patrick Dils, alors apprenti cuisinier et âgé de 16 ans, est interrogé car il habitait la même rue qu'eux puis est relâché.

Les circonstances[modifier]À l'époque, c'est un jeune homme de 16 ans un peu fragileet immature.

Le 28 avril 1987, il est interpellé à la sortie de son travail dans un restaurant de Montigny-lès-Metz où il est en apprentissage. Après trente-six heures de garde à vue et d'interrogatoires sur plusieurs jours, il finit par avouer avoir commis ce meurtre et déclare qu'il ne sait pas pourquoi il a tué ces enfants.

Le 30 avril 1987, il est inculpé d'homicides volontaires etécroué à la maison d'arrêt de Metz-Queuleu. Il se rétractera bien vite auprès de son avocat, mais la juge d'instruction n'en décidera pas moins une reconstitution pour le 7 mai, au cours de laquelle il admet toujours le crime. Selon ses parents, il n'aurait pas réalisé en quoi consistait cet acte de procédure pourtant capital. Mais, le 30 mai 1987, il écrit à son avocat pour se rétracter.

Selonl'émission "Faites entrer l'accusé" sur France 2 en mai 2007, le premier procès se serait déroulé dans des conditions difficiles pour la défense : Patrick Dils s'exprime peu, complètement abasourdi, effrayé et intimidé par la Cour d'Assises. Il est de plus victime d'une rage de dents et ne prononce qu'une dizaine de mots.

Le 27 janvier 1989, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité parla Cour d'assises des mineurs de la Moselle. Le fait qu'il soit mineur n'aura pas été pris en compte, or l'excuse de minorité, question posée systématiquement aux jurés, aurait permis de diviser la durée de la peine par deux (loi actuelle ; à l'époque, l'excuse de la minorité aurait réduit la peine à un maximum de 25 ans). Pour la première fois depuis avril 1987, ses parents sont autorisés à levoir cinq minutes dans un corridor bouclé par les gendarmes. Les parents des victimes disent qu'ils auraient souhaité pour Patrick Dils la peine de mort (récemment abolie en France par le président Mitterrand, en 1981 et pour les mineurs en 1980)[1].

Interviewé alors qu'il a été innocenté, Patrick Dils dit qu'il était jeune à l'époque, et trop effrayé pour parler. Il est aussi ému parce qu'ilrevoit pour la première fois ses parents, après deux ans de prison sans parloir. Maintenant, Patrick Dils s'exprime beaucoup plus sur l'affaire. Il a même écrit un livre.

Une erreur judiciaire[modifier] L'enquête[modifier]Sept mois s'écoulent entre le meurtre et l'arrestation de Patrick Dils. Selon ses parents, l'inspecteur Bernard Varlet de la Police judiciaire de Metz chargé de l'enquête semontre très agressif et s'acharne contre le jeune Patrick alors qu'il avait déjà obtenu des aveux (répétés par 2 fois) d'un certain Monsieur L. qui travaillait à 100 mètres de l'endroit du meurtre (émission sur NT1). Le chef de l'enquête Bernard Varlet l'a de lui même disculpé alors qu'il avait décrit de manière exacte l'habillement des enfants. Il leur semblait qu'il avait absolument besoin d'uncoupable et la juge d'instruction de l'époque, Mlle Mireille Maubert, montre le même type de comportement. Lors d'une visite à cette juge, quand ils lui demandent un permis de visite, elle leur aurait répondu : « Vous ne le verrez jamais, point final, sortez de mon bureau. »[1] De fait, elle refusera pendant seize mois d'accorder un permis de visite aux deux parents.

Essais infructueux dedemande en révision[modifier]Le 26 juillet 1990, ses avocats déposent une première demande en révision auprès de la Cour de cassation mais elle est rejetée faute d'élément nouveau.

Le 6 mai 1994, Patrick Dils demande la grâce présidentielle à François Mitterrand, qu'il n'obtient pas. Ce dernier écrit à la famille des victimes, les assurant qu'il n'accorderait jamais sa grâce à un meurtrier...
tracking img