Penser est - ce calculer ?

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  • Publié le : 2 janvier 2010
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Penser est-ce calculer ?

Le verbe, ’’penser’’ désigne un acte, précisément l’acte de mise en œuvre de la pensée. Le mot pensé a cependant un sens plus large. La pensée est en premier lieu soit l’activité du mental dans toutes les formes d’idéation, ce qui enveloppe aussi l’imagination, le souvenir, la rêverie, mais aussi le délire ou l’hallucination. En ce sens, le rêve est une pensée. Lerêveur « pense » et pense beaucoup et pourtant il est sur son lit, inconscient. On demande habituellement à une personne distraite à celui qui a l’esprit ailleurs « à quoi tu pense ? ». Ce peut-être seulement une association d’idées, une vague rêverie. La pensée n’est pas nécessairement rationnelle. Mais dans un deuxième temps la pensée désigne aussi la conduite rigoureuse du raisonnement, la penséediscursive, la démarche de développement d’une intuition, la pensée intuitive. Dans ce sens, on ne saurait dire que le rêveur « pense », il n’a pas de logique. Le sens commun ne pense pas non plus, il répète des idées convenues et des opinions.
À première vue, il peut donc nous sembler évident que calculer, c'est penser : le prestige des mathématiques nous incline même souvent à croire que fairedes opérations sur les nombres constitue l'activité supérieure de l'esprit humain.
Toutefois, les machines aussi calculent, elles calculent même mieux, plus rapidement et plus sûrement que le meilleur des mathématiciens. Or dirons-nous que ces machines qui calculent pensent ? Notre réponse, ici, devient hésitante : spontanément, nous nous refusons de considérer que nos calculatrices et nosordinateurs pensent, réservant la pensée aux êtres humains.
Le problème se pose donc de savoir si calculer, est-ce réellement penser. Mais, si calculer c'est effectivement penser, le calcul est-il une forme particulière de la pensée ? Ou bien est-il la forme de toute pensée, en ce sens que penser serait calculer, que la pensée en général serait ramenée à la pensée calculatrice ? Et ci celle-ci formet’elle un chemin vers la verite ?
-Nous allons tout d’abord constater qu’il faut calculer pour penser correctement
-puis nous allons nous demander si Pour calculer, ne faut –il pas s'abstenir de penser ?
-Et enfin nous allons voir que la pensée par le calcul est une forme de démonstration, preuve de la vérité
-I- Il faut calculer pour penser correctement :
Toutes les lois connues de laphysique et de la chimie, de la matière organique sont, jusqu'à preuve du contraire, toujours calculables : elles impliquent des calculs effectifs. Les tailles des objets sont bornées, leur nombre de composants (molécules, atomes, etc.) aussi. Ils ne peuvent donc prendre qu'un nombre fini d'état différentiables. En outre, en un temps fini, ils ne peuvent implémenter qu'un nombre fini de transitions. Cene sont donc que calculs effectifs finis. Ceci s'applique en particulier aux processus neurophysiologiques et par combinaison à toutes les opérations de notre cerveau. De ce point de vue, notre cerveau est donc l’implantation, l’installation d'un calcul fini et ses états mentaux aussi.
Cette affirmation peut se heurte évidemment à la conviction de ceux qui croient que l'esprit est immatériel ousans limite.

L’esprit calculateur n’est pas seulement la propriété des mathématiciens. C’est une caractéristique du mental raisonneur. Un esprit calculateur est un esprit dont les opérations semblent se concentrer étroitement dans le calcul pour l’obtention d’un résultat. Ce qui l’intéresse c’est la production du résultat, quels qu’en soient d’ailleurs les conséquences.
C’est pourquoi ondit, habituellement que l’esprit calculateur est froid, rusé, cynique et parfois implacable. La froideur de l’esprit calculateur signifie qu’il n’a que faire de la dimension affective de l’humain. Il a en vue des chiffres, des résultats, le reste lui importe peu. Il est implacable parce qu’il est borné à une seule fin qu’il poursuit avec ténacité et que cette fin ne justifie aucune possibilité...
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