Philo politique

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  • Publié le : 19 novembre 2009
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HISTOIRE DES IDEES POLITIQUES

La philosophie a ceci de particulier par rapport aux autres sciences sociales, c’est qu’elle n’a pas d’objet.
La philosophie ne fait pas de progrès dans le temps. Dans le domaine technique par contre le progrès peut être mis en évidence sans difficulté.
De fait, on ne peut apprendre la philosophie comme une autre matière. La philosophie sera plutôt unquestionnement perpétuel.
L’histoire de la philosophie est un vaste champ de bataille où les grands auteurs ne sont pas extrêmement nombreux.
Si les grands problèmes philosophiques pouvaient se clore, cela reviendra à dire qu’il y aurait une technique morale.
L’histoire philosophie se donne un objet : le ou la politique.

On estime que les auteurs du passé tracent l’histoire des idées politiques. Onpeut penser que c’est avec Machiavel que l’HIP commence.
Léo Strauss (1899 - 1973) auteur juif-allemand, « qu’est que la philo politique ? » (1959), il nous prévient dans ce texte qu’il a 2 écueils :

- la philo politique est une branche régionale de la philo tout court

On ne ferait que transposer les grands problème de la philosophie générale sur le domaine politique.
Or, la philosophiepolitique naît à partir d’un problème particulier qui est le contact entre la pensée et une dimension de l’existence humaine, qui est à la fois importante sans être pour autant philosophique, de l’organisation de la vie commune.
La philosophie politique finalement porte sur des problèmes très concrets et non métaphysique. Ces problèmes sont irréductibles à d’autres domaines de la philosophie.Autrement dit, les problèmes que rencontre la philo politique lui sont suggérer par la vie des communautés humaines. Celles-ci sont changeantes dans le temps, différentes dans l’espace. L’évolution de la philo politique est très liée à l’histoire.
La modernité peut se définir par rapport au processus de la sortie du théologico-politique : c’est la séparation historiquement advenue du juridique et duthéologique.

- la philosophie politique est une simple mise en forme des opinions présentent dans la Cité

Ainsi à chaque moment de l’histoire la philosophie politique passerait son temps à classer ces opinions. On peut penser que ce n’est pas le cas. La philosophie politique ne peut être réduite à un simple répertoire des modes de pensées de chaque époque.
En fait, la philosophie politiquesuppose de connaître des opinions de la Cité, mais elle se demande aussi dans quelle mesure elles sont innovantes, intéressantes.
La question se pose avec Machiavel ; Strauss le compare à Christophe Colomb : « le fondateur de la philosophie politique moderne est Machiavel ». Il tenta d’accomplir et accompli effectivement une rupture avec la tradition de la philosophie politique dans sonensemble. Il compara son action à celle d’homme comme Christophe Colomb. Il prétendit avoir découvert un nouveau continent moral.
Strauss estime que sa prétention est bien fondée car son enseignement politique est entièrement nouveau. Strauss ajoute :
« La seule question est de savoir si le nouveau continent est adapté à la vie humaine ? ».
L’un des points les plus fondamentaux de l’enseignement deMachiavel, c’est que la politique (action et connaissance) pour l’étudier demande que l’on s’intéresse d’abord à ce qui est et non pas à la réalité telle qu’elle doit être.
Pour gouverner, mais aussi pour comprendre l’agir politique dans une Cité, il faut s’intéresser en priorité à ce qui est.
Chapitre XV Le Prince : « Mais mon intention étant d’écrire chose utile à qui l’entend, il m’a paru pluspertinent de me conformer à la vérité effective de la chose qu’aux imaginations qu’on s’en fait. Et beaucoup se sont imaginé des républiques et des monarchies qui n’ont jamais été vues ni connues pour vraies. En effet, il y a loin de la façon dont on vit à celle dont on devrait vivre, que celui qui laisse ce qui se fait pour ce qui se devrait faire apprend plutôt à se détruire qu’à se préserver...
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