Plaidoirie sur facebook et les atteintes aux droits de l'homme

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  • Publié le : 29 novembre 2011
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Prisonniers à Vie de la Toile

L’écrivain latin Juvénal disait au 2ème siècle : “sed quis custodiet ipsos custodes?" c’est à dire : « mais qui surveillera ces surveillants ».
Web 2.0, c’est ainsi que se nomme ces surveillants dont nous voudrions parler et plus particulièrement du plus connu de tous : Facebook.
500 millions. C’est le nombre de personnes inscrites sur le réseau socialFacebook. A savoir plus d’un douzième de l’humanité.
207. C’est le nombre de pays ou territoires concernés par ce phénomène.
33 milliards de dollars. C’est la valeur estimée de ce site.
Il est de notoriété publique que pour les gestionnaires de ce réseau gigantesque, la vie privée est une valeur périmée.
Bien sûr cette réalité pourrait paraître dérisoire face à la torture, à la peine capitale, auxgénocides ou même à l’esclavage. Cependant se faire de nouveaux « amis », actualiser son profil sont des actions quotidiennes pour un grand nombre de personnes avec toutes les répercussions que cela entraîne et que cela entraînera. En effet chaque information, chaque photo, chaque centre d’intérêt est conservé à vie dans la mémoire interne de ce géant d’Internet.

Pour bien comprendre il fauttout d’abord s’intéresser au fonctionnement de ces géants d’Internet dont fait parti Facebook : Comment ce service pourtant gratuit peut il avoir une valeur de plus de 30 milliard de dollars ?
En fait les utilisateurs de Facebook ne sont pas des clients mais ils sont, ou plutôt les information données sur leurs vies sont « la matière première » de Facebook. En effet tout ce qui apparaît surFacebook appartient à Facebook… Ainsi Facebook est un fichier colossal qui regroupe des informations du douzième de la population mondiale… et même peut être plus encore car même si vous n’êtes pas membres de Facebook vous apparaissez sûrement sur ce réseau à travers ce que d’autres ont publiés. Nous sommes donc TOUS concernés. Facebook est entré dans nos vies et nos vies sont entrées sur Facebook.Facebook a des informations sur votre adresse, votre numéro de téléphone, votre e-mail, votre travail, vos activités, vos engagements, votre cursus scolaire, votre date de naissance, vos intérêts, vos actions quotidiennes, vos relations avec vos amis, votre orientation sexuelle, vos opinions politiques et religieuses, depuis peu il sait où vous êtes sur le moment et ce que vous faites, et àtravers toutes les photos, vidéos et messages publiés il sait ce que vous avez fait, ce que vous avez dit , ce que vous avez pensé, bref tout ce que vous avez vécu…. Big Brother n’est pas loin…
Si vous êtes membre, vous pouvez exposer toute votre vie sur Facebook et surtout vous avez accès à la vie privée des autres. Et comme nous sommes très amateurs de médisances, anecdotes et rumeurs, le réseau setransforme en voie royale pour les interventions continues dans la vie privée mais aussi les injures qui sont en prime publiques, les usurpations d’identité, le harcèlement… Pourtant l’article 12 de la déclaration universelle des droits notifie que nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à saréputation.
La CNIL, commission nationale de l’informatique et des libertés, explique que «Le plus souvent, le harcèlement passe par la création d’un sujet de discussion, groupe ou page sur Facebook, visant une personne. Sur cet espace dédié à un individu, des internautes vont venir insulter cette personne. Il se crée alors un véritable espace de défouloir». « On est trop à vouloir la lyncher,alors allons y tous ensemble » ou encore « On te déteste avec ta tête de con »Ces phrases sont courantes et parfois adressées à des personnes que l’on ne connaît même pas. Ce sont surtout les adolescents qui sont touché par ce cyberbullying, par ce harcèlement virtuel.
Comme tout harcèlement, les effets possibles sur la victime sont nombreux : décrochage scolaire, absentéisme, perte d’estime de...
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