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NYSE EURONEXT : Alternext séduit les valeurs petites et moyennes de l'Eurolist

http://www.zonebourse.com/NYSE-EURO-13866/actualite/NYSE-EURONEXT-Alternext-seduit-les-valeurs-petites-et-moyennes-de-l-Eurolist-13312090/
26/01/2010 | 10:20
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(AOF) - Ouverte par la loi du 19 octobre, la faculté de transférer une société cotée d'Eurolist versAlternext fait déjà des adeptes. Et pour cause. Alternext fixe des exigences réglementaires mieux adaptées aux petites et moyennes capitalisations.

Va-t-on assister à un exode massif des sociétés cotées sur le compartiment C vers Alternext, le marché dédié aux valeurs moyennes ? En l'état, une vingtaine de sociétés ont déjà fait part de leur intention de profiter de l'opportunité récemment ouvertepar la loi du 19 octobre dernier d'opérer ce transfert. Cette faculté s'inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à relancer le marché des PME cotées. D'ailleurs, Christine Lagarde a publié 15 mesures en leur faveur le 12 octobre dernier, parmi lesquelles figure l'insertion dans la loi de régulation bancaire et financière d'un dispositif d'offre obligatoire sur Alternext en lieu et placede l'actuelle garantie de cours. Les conditions pour effectuer ce transfert sont assez légères : une capitalisation boursière inférieure à 1 milliard d'euros, l'approbation de l'assemblée générale des actionnaires et un flottant d'au moins 2,5 millions d'euros. Il faut également avertir l'AMF et déposer un dossier auprès d'Euronext. 

L'intérêt ? Alternext est un marché organisé mais nonréglementé, il obéit à des exigences réglementaires taillées sur mesure pour les entreprises de taille petite ou moyenne. «Sur Alternext, il n'est pas exigé de produire un chiffre d'affaires trimestriel ni de faire certifier ses résultats semestriels par les auditeurs, résume Eric Seyvos, associé du cabinet Belot Mullenbach et Associés. Par ailleurs, les dispositions législatives ou réglementaires neconcernant que les sociétés cotées sur un marché réglementé ne s'appliquent pas. A titre d'exemple, le comité d'audit n'est pas obligatoire.» 

Pour de nombreuses PME cotées, l'argument est déterminant. Ainsi en est-il de Cerep, une société pharmaceutique cotée depuis 1998, qui vient de décider son transfert sur Alternext. «Nous avons d'abord été inscrit sur le Nouveau Marché puis, lorsqu'il adisparu, sur le compartiment C d'Euronext, explique Sophie Macault, General Counsel de Cerep. Depuis, les exigences réglementaires liées à la cotation n'ont cessé de s'alourdir sans que nous en tirions de bénéfices proportionnels. Quand nous avons proposé à nos actionnaires le transfert vers Alternext pour consacrer les économies de frais de cotation à venir au développement de la société, ils ont votéoui à l'unanimité». 

Selon la taille de l'entreprise, les frais (de cotation, d'audit...) peuvent varier de 100 000 à 400 000 euros. Pour les entreprises, il ne s'agit pas seulement de les limiter, mais aussi de ne pas perdre inutilement du temps dans des formalités inadaptées à leur taille. «Notre capitalisation est de l'ordre de 25 millions d'euros. Nous n'avons forcément pas les moyens desgrands groupes cotés, poursuit Sophie Macault. En 2003 nous avons été l'une des premières sociétés de notre secteur à créer un comité d'audit. Nous l'avons supprimé quand nous avons compris que tous les sujets importants soumis à ce comité étaient forcément, dans une société de la taille de la nôtre, traités en conseil d'administration. Deux réunions sur un même sujet, c'est tout simplementcontre-productif». De son côté, la société Keyyo, spécialisée dans la téléphonie d'entreprise sur Internet et cotée depuis 1998, espère bien en effectuant son transfert accéder à de nouveaux investisseurs. «Pour nous, ce n'est pas une question de réglementation. D'ailleurs, nous avons décidé de continuer à obéir aux exigences d'information de l'Eurolist, précise Philippe Houdouin, président-directeur...
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