Sujet d'invention

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  • Publié le : 23 décembre 2011
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« J’ai dis souvent que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre ».
Voici un résumé de ma triste vie :

J’ai vingt trois ans, chômeur longue durée malgré moi. Je suis toujours puceau.
Je suis très laid, gras et pusillanime. Ma copine m’a ‘posé un lapin’ le jour de l’an. Chaque jour est une lutte. Comme si cela n'étaitpas assez, je souffre d'hyperhydrose localisée au cuir chevelu. Je souffre également d'une mauvaise haleine – je fume en moyenne trois paquets de cigarettes par jour. Je suis au bord du suicide, j'en ai plus qu’assez de ma pauvre vie, de ne pas avoir d’occupation.
Des psychologues, des psychiatres, j’en ai consulté profusément. Ils sont tous pareils.Tout ce qui les intéresse, c’est ce que tu déverses à la fin de la visite, et mis à part fixer leur montre ou me donner des antidépresseurs qui ne me font aucun effet, il n’y a aucun résultat !
Je prends du Zoloft. Cependant, les effets de cet antidépresseur sont très limités pour moi.
Je n'ai jamais ri de ma vie, je n'ai jamais ‘réellement’ été aimé. Toutes les personnes que j’ai connues sesont avérés n’être en fin de compte qu’un ramassis de fourbes, de patelins, de cagots, de cauteleux, de chafouins, de félons, de traîtres ! Tout cela me met dans une profonde dépression.
Je manque de confiance en moi : Petit, ma mère s'est suicidée et mon père me battait. Et déjà, les élèves de CM2 me frappaient. Au collège comme au lycée, les élèves, filles comme garçons, ne s'empêchaient pas dem’ignorer. Certains poussaient même le vice à me brutaliser, "pour le fun" disaient-ils.

Aujourd’hui, je vis encore avec mon père, qui passe ses journées à me rabaisser, à s’enivrer et à éructer. Les dettes et les crédits s'accumulent. Bientôt, je n’aurai plus de toit. De mon vivant, jamais je n’ai fait de mal à personne. Je ne me suis jamais battu, ni volé, ni tué, ni commis un quelconque acteme valant toutes les misères du monde. Néanmoins, le sort s’acharne sur mon être misérable. Les autres ont tout. Moi, je n’ai rien.
J'ai fait toutes les boîtes d'intérim aux environs de chez moi, même les boîtes spécialisées dans des domaines où je ne détiens aucune qualification. Résultat : Que des employeurs qui me disent "On vous rappellera" et qui ne me rappellent jamais. Je suis même alléplusieurs fois au centre ville distribuer mes CV à tous les magasins que j'ai pu voir. Aucune réponse.
J'ai cru avoir enfin trouvé quelque chose il n'y a pas longtemps ; ils m'ont dit qu'ils allaient m'envoyer un questionnaire pour le poste de balayeur. Je l'ai reçu le trente-et-un, et sur le questionnaire, il était noté qu'il fallait répondre et renvoyer ce questionnaire... avant le trente-et-un.Je suis tout de même allé et j'ai apporté l'enveloppe pour leur montrer le cachet de la poste, mais ils n’étaient pas convaincus…
Je vais tous les lundis regarder les offres d'emploi à l'ANPE ; Jusqu’à là, aucun résultat.
La vie en société me pèse. Les jours passent et se ressemblent... On m'a prescrit de nouveaux antidépresseurs qui ne me font pas d'autre effet que la somnolence...
Je nesouhaite qu’une chose : sortir de ce tartare, m’éloigner de cet autre qui me pèse ; s’il y a bien une chose dont je suis sûr, c’est que « l’enfer, c’est les autres ».
Quant à Dieu, je croirai en lui quand lui croira en moi.
Mais tout cela est fini. Je trouve enfin le remède à tous mes maux, en ce sentiment merveilleux qu’est la solitude.
Puisque tout être naît seul, vit seul et meurt seul,jouant un rôle fonctionnel différent par son individualité, chacun doit apprendre à vivre en solitaire. En cela, la solitude n’est qu’un état d’esprit qui affirme le sens de la responsabilité et de la liberté.
Face aux grandes questions de la vie, chacun découvre que la seule réponse valable et valide réside au plus profond de lui-même. Le monde extérieur peut lui...
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