Theatre et argumentation

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  • Publié le : 27 décembre 2010
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Correction du devoir en classe (27 nov)

Approche du corpus

| |Genre |Théâtre |Argumentation |
|Molière |Comédie |oui |non |
|La Fontaine |Fable,apologue |non |oui |
|Diderot |Dialogue philosophique |non |oui |

Cependant il y a quelque chose de théâtral et dans la fable de La Fontaine et dans l’extrait de Diderot. A l’inverse la scène deMolière ne relève pas de l’argumentation (ni convaincre, ni persuader), même si cette scène est porteuse, pour le spectateur, d’une possible réflexion, au-delà des aspects comiques de la scène… Cela étant (caractère un peu fuyant du corpus), la première question invite à se demander ce qui fait l’unité (et non ‘l’unicité’) du corpus.

Question 1

Points communs :
- personnages : deux à chaque fois,l’un qui domine, l’autre qui est plus ou moins une victime ; le premier est rusé, intelligent mais fourbe et malhonnête le seconde est honnête, peu soupçonneux, naïf et faible.

| |Fort, malin et malhonnête |Faible, naïf et honnête |
|Molière |Dom Juan|M. Dimanche |
|La Fontaine |Le lion, le renard, le loup… |L’âne |
|Diderot |Lui |La demoiselle, la mère, (Moi) |

- action : le personnage malin triomphe de l’honnêteté(entre autres par la flatterie) et le personnage honnête est victime.
- registre : les trois textes sont à leur manière amusants et le lecteur finalement est appelé à se moquer (sauf pour l’âne) de la naïveté de la victime aux dépens de laquelle il s’amuse.
- sens : il y a donc une certaine immoralité de ces histoires puisque nous admirons le personnage malhonnête (cela est vrai de Dom Juan, dumusicien de Diderot et partiellement dans le cas de renard… se souvenir à cet égard que J.J. Rousseau souligne le caractère totalement immoral de La Fontaine : ‘Le corbeau et le renard’, La cigale et la fourmi’). La conclusion est donc une sorte de constat navré et plus ou moins désabusé de la malignité de l’homme et de la société.
- forme : les trois textes font une grande place au discoursrapporté (La Fontaine) ou au dialogue (Molière évidemment, mais aussi Diderot, et ce doublement puisque Moi et Lui conversent mais aussi parce que lui rapporte ses conversations avec mademoiselle et sa mère et qu’il fait parler la mère).
- thème : ces formes dialoguées ne sont pas dues au hasard car c’est grâce au pouvoir de la parole que les personnages rusés parviennent à triompher (voir question 2).Question 2

- Le personnage vainqueur parle beaucoup : la parole est mal répartie, et il semble que la victime soit d’abord victime du flot des paroles. Par exemple l’âne utilise à peine six vers pour se défendre alors qu’aux discours du lion (dix-huit vers) et du renard (neuf vers), il faut ajouter les propos rapportés des autres bêtes (discours narrativisé des vers 44 à 48, du vers 55 ;discours indirect pur puis libre pour rapporter les paroles du loup des vers 57 à 62) : La Fontaine insiste sur ces discours et, si à la fin il choisit des mots et des tournures qui soulignent la force de la parole et les déploiements d’éloquence (‘cria haro’, ‘harangue’, exclamations dans le discours indirect liber au vers 60). L’âne est seul contre tous, et tous parlent contre lui. De la même...
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