Thomas more, utopie

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TEXTE 1 : « UTOPIE » de Thomas MORE (1516)

BIOGRAPHIE : Thomas MORE (1478 – 1535)

Thomas More, latinisé en Thomas Morus (7 février 1478, Londres – 6 juillet 1535, Londres), est un juriste, historien, philosophe, humaniste, théologien et homme politique anglais. Chancelier du roi Henri VIII, il renonça à sa charge, et fut finalement condamné à mort en raison de son refus de reconnaîtrel'autorité religieuse que s'était arrogée le roi.
Grand ami d'Érasme, érudit, philanthrope, il participa pleinement au renouveau de la pensée qui caractérise cette époque, ainsi qu'à l'humanisme, dont il fut le plus illustre représentant anglais.

UNE FORMATION DE JURISTE
Thomas More est le fils du juge et chevalier John More.
Il étudie à l'université d'Oxford à partir de 1496, puis dans uneécole de droit, ; John Colet et Érasme deviendront ses amis.
Inscrit à vingt-et-un ans au barreau des avocats, il enseigne le droit jusqu'en 1510.
Il devient l'avocat des marchands de la City et est élu juge en 1510 par les habitants de Londres.

Il fait vers 1503 une longue retraite à la chartreuse de Londres, puis épouse Jane Colt en 1505, dont il a trois filles et un fils. Selon Érasme, « Ilpréféra être un mari chaste plutôt qu'un moine impudique ». Au décès de sa femme en 1511, il se remarie avec Alice Middleton, veuve et mère de deux enfants. Il sera réputé pour l'éducation de haut niveau qu'il faisait donner à ses enfants, filles comme garçons.

Membre du Parlement à partir de 1504, il s'élève contre les taxes demandées par le roi Henri VII pour la guerre d'Écosse. Le roi faitemprisonner John More ; Thomas More se retire en France (1508).

UNE BRILLANTE CARRIERE POLITIQUE
L'avènement d'Henri VIII en 1509 marque le début d'une brillante carrière politique. Le roi prend Thomas More comme maître des requêtes, puis à son Conseil privé, et l'envoie en missions diplomatiques et commerciales aux Pays-Bas (1515), où il rédige L'Utopie, puis à Calais (1517). Il est nommé en1521 trésorier de la Couronne, et en 1525 chancelier de Lancastre, c'est-à-dire conseiller et ministre sans portefeuille. Il fait partie de la délégation qui négocie en 1529 la paix avec l'Espagne.
Il est élu en 1523, contre son gré, speaker du Parlement.

La même année, il commence à participer à la polémique contre les thèses de Luther, ce pour quoi son ami l'évêque Tunstal le mandate en 1528: il rédigera sept livres en anglais jusqu'en 1533.

Il accède en 1529 à la plus haute charge, celle de Chancelier du Royaume, premier laïc nommé à ce poste. En tant que Chancelier, il fait emprisonner quarante personnes acquises aux idées de Luther. En 1531, Il fait appliquer la sentence rendue contre Richard Bayfield condamné à être brûlé vif à Smithfield ; cinq autres condamnations suivent.IL REFUSE DE RECONNAITRE L'AUTORITE RELIGIEUSE QUE S'ETAIT ARROGEE LE ROI.
Mais la volonté du roi d'épouser Anne Boleyn, dont il s'est épris en 1527, se heurte au refus du pape d'annuler son mariage avec Catherine d'Aragon, ce qui amène Henri VIII à rompre avec Rome. Ce schisme est à l'origine de l'Église anglicane.
En 1530, More refuse de signer une lettre des dirigeants religieux et desaristocrates anglais demandant au pape d'annuler le mariage d'Henri et de Catherine. En 1531, il présente sans succès sa démission après avoir été obligé de prêter un serment déclarant le roi Chef Suprême de l'Église d'Angleterre "autant que le Christ l'autorise". En 1532, il demande à nouveau au roi de le relever de ses fonctions, prétendant qu'il était malade et souffrait de vives douleurs à lapoitrine. Cette fois, Henri accepte sa requête.
En 1533, More refusa d'assister au couronnement d'Anne Boleyn comme reine d'Angleterre. En pratique, ce n'était pas un acte de trahison, More ayant écrit au roi en reconnaissant la royauté d'Anne et exprimant son désir de voir le roi heureux, mais son amitié avec l'ancienne reine, Catherine d'Aragon, le retenait d'assister au triomphe d'Anne, ce qui...
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