Vincent voiture biographie

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  • Publié le : 13 juin 2011
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Vincent Voiture, né en 1597 à Amiens et mort le 26 mai 1648 à Paris, était un poète et prosateur français. Fils d’un marchand de vins qui suivait la cour, il fit ses études à Paris et gagna la protection de Gaston d'Orléans, frère du roi, en lui adressant une pièce de vers à l’âge de seize ans. Ce prince le nomma contrôleur général de sa maison, puis introducteur des ambassadeurs. Le comted’Avaux, dont il avait été le condisciple, le mit en relation avec plusieurs personnes de la haute société. Chaudebonne l’introduisit à l’hôtel de Rambouillet. Il enseigna le beau langage et les belles manières aux habitués de cet hôtel dont il fut le héros galant et badin, comme Balzac en était le héros sérieux. Quand il accompagna le duc d’Orléans, après la Journée des Dupes, en Lorraine, puis dans leLanguedoc, les épîtres qu’il envoyait étaient un événement dans le monde des beaux-esprits dont l’avait séparé la politique. Il en écrivit aussi d’Espagne, où le prince l’avait chargé d’une mission. De retour à Paris, il fut, en 1634, un des premiers membres de l’Académie française, et se concilia tout à fait le cardinal de Richelieu par une lettre sur la prise de Corbie, qui est son chef-d’œuvre(1636). Envoyé vers le grand-duc de Toscane en 1638 pour lui notifier la naissance du dauphin, il alla jusqu’à Rome où il s’occupa d’un procès qu’y avait Catherine de Rambouillet et fut élu membre de l’Académie des humoristes. Maître d’hôtel du roi en 1639, premier commis du comte d’Avaux en 1642, aux appointements de quatre mille livres, il eut encore une pension de mille écus que lui fit accorderla reine. Son revenu finit par monter à dix-huit mille livres. Il resta jusqu’à la fin de sa vie frivole et galant, n’ayant qu’une passion sérieuse, le jeu. Par son caractère, comme par son talent, Voiture fut tout à fait propre à s’attirer la faveur des salons et à briller dans la société des beaux esprits de son époque qu’il emplit de sa renommée. Ses lettres y furent les oracles du goût et yfirent la mode de la prose. Ce courtisan, à la poésie faite de recherche, de maniérisme et de galanterie, qui ne voulut pas publier ses œuvres de son vivant, était considéré comme très habile dans les genres poétiques mineurs. Quant aux vers de bien, ils soulevèrent des querelles et des partis puissants qui semblent près de faire à son sujet une Fronde littéraire. Son Sonnet à Uranie, opposé àcelui de Job par Benserade, divisa le monde en jobelins et des uranistes lors de la querelle des jobelins et des uranistes qui montra sous un nouveau jour l’humeur belliqueuse de Anne Geneviève de Bourbon-Condé qui était à la tête de ses partisans. Son sonnet de la Belle Matineuse, opposé à celui de Malleville sur le même sujet, comme un diamant à une perle, est un échantillon de l’une de ses manières: Des portes du matin l’amante de Céphale Ses roses épandait dans le milieu des airs, Et jetait sur les cieux nouvellement ouverts Ces traits d’or et d’azur qu’en naissant elle étale, Quand la nymphe divine, à mon repos fatale, Apparut, et brilla de tant d’attraits divers Qu’il semblait qu’elle seule éclairait l’univers Et remplissait de feu la rive orientale. Le soleil, se hâtant pour la gloiredes cieux, Vint opposer sa flamme à l’éclat de ses yeux, Et prit tous les rayons dont l’Olympe se dore.

L’onde, la terre et l’air s’allumaient alentour, Mais auprès de Philis on le prit pour l’aurore, Et l’on crut que Philis était l’astre du jour. Voiture, dont les écrits sont représentatifs de la préciosité, prenait volontiers un ton moins pompeux. Ce n’était souvent qu’un rimeur de ruelles,un mondain pour qui la littérature n’était qu’un passe-temps, mais dont toute la cour répétait les chansonnettes, ses Lanturlu et ses Landriry : L’on jugerait par la blancheur De Bourbon, et par sa fraîcheur, Landrirette, Qu’elle a pris naissance des lys, Landriry. Mais c’est dans le rondeau que Voiture, en tant que poète, a excellé. On cite celui qui a pour refrain ou clausule : « Ma foi,...
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