Violence hurbaine

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  • Publié le : 9 avril 2011
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I )Que sont réellement les Violences Urbaines ?
La violence est toujours décrite comme « gratuite », sans revendication. Elle prend pour cible les institutions constitutives du lieu de résidence. Elle peut être interprétée comme une réactions des jeunes face à l'exclusion.
Ces violences urbaines, faiblement organisées, vont du plus simple vandalisme à l'émeute et à la guérilla urbaine. Ellespassent par conséquent, par une grande diversité de formes : Razzia dans les commerces, rodéo de voitures volées, racket, rixes entre bandes, provocation et injures verbales ou gestuelles contre les adultes du voisinage et les agents des institutions, agressions physiques, trafics divers ( dont la drogue ), saccages et pillages...
En France, les premières émeutes date de 1981, aux Minguettes,banlieue de Lyon, où près de 250 voitures seront détruites par des jeunes en l'espace de deux mois. Néanmoins, les problèmes encourues par les violences urbaines sont anciens. A Chicago ( vers 1919 ), Harlem ( 1935 ), dans diverses villes des USA ( 1943 ), à Watts et Détroit ( 1962 ) puis à Los Angeles ( 1992 ), on en dénombre de nombreux cas ( A noter que dans cette dernière, la communauté Chinoiseest intervenue violemment pour mettre fin aux pillages des bandes d'afro-américains. ).
En outre, Les cibles de la violences s'affirme comme étant publiques : Les institutions publiques ( Police, EDF / GDF, postes, écoles, transports, commerçants ) sont les principaux touchées ( Il s'agit essentiellement, d'institutions qui sont en rapport avec les moyens d'intégration et qui proposent quelqueschose qui n'existe pas, ou peu, dans le pays d'émigration ). Difficile de qualifier une telle attitude... Les rédacteurs de Reynier.com la décrive même comme la cause d'une confiance perdue.
II-La violence dans les villes et sa réaparition
Auparavant, il nous faut rappeler qu'un des principes d'organisation de la ville a toujours été pensée comme le refoulement de la violence hors de ses murs,en opposition à la campagne alentour, considérée comme le lieu de toutes les jacqueries et de tous les pillages, une campagne où le mouvement de pacification fût très tardif. C'est plus où moins la raison qui nous permet d'expliquer l'exode rural massif des villes. La ville était donc ici comparée comme « la lueur libératrice de l'anonymat » et réputée comme à l'origine de l'intériorisation de saviolence par l'Homme : l'évolution au sein de masses lui a imposé plus de retenue dans ses actes. Il faut tout de même bien voir que cet anonymat est ambivalent car il est aussi la condition d'existence de toutes sortes de trafics qui peuvent finalement contribuer à la violence de la ville.
Quoiqu'il en soit, il faut tout de même remarquer que les grands complexes industriels européens ont étéconstruit en lisière des villes pour prévenir les révoltes ouvrières, de même que les campus ont été bâtis hors des villes pour éloigner la menace étudiante, aux États-Unis... Aussi, lorsque la violence amorce une courbe en pleine croissance après guerre, les autorités consciemment ou non, vont décider de construire des grands ensembles où loger les populations les plus démunies, en banlieue. Ordans l'inconscient collectif, la banlieue est par excellence et depuis toujours le lieu en marge, celui qui accueillerait les « marginaux », les « sauvageons »... Car depuis le Moyen-Âge, la banlieue est cet espace qui se situe à une lieue de la ville et où cesse de s'appliquer le ban, c'est-à-dire le pouvoir seigneurial, cet espace au-delà duquel on est banni, on ne fait plus partie de la Cité,donc de la civilisation.
Malgré ce refoulement, de tous temps, la ville a bien été le théâtre de violences. En France, de nombreux incident surviennent, les violences urbaines vont finir par être perpétrées de façon très régulière, à plus petite échelle, ou ailleurs en Europe, après les matchs de football où le hooliganisme se développe, à partir des années 80. Devenues quotidiennes, les...
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