L'affaire callas

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L’AFFAIRE CALAS,
PREMIERE ERREUR
JUDICIAIRE.

Sommaire :
- Introduction
- Les faits
- L’enquête de Voltaire
- Les méthodes de Voltaire
- La réhabilitation

Par Annaël Benhamou
Et Mélanie Benichou
Introduction:
L’affaire Calas, célèbre affairejudiciaire qui se déroula au XVIIIe siècle, et qui contribua à mettre en lumière ( notamment sous l'influence de Voltaire), l'intolérance religieuse et les dysfonctionnements de la justice dans la France de l'Ancien Régime.
En 1761, Jean Calas, négociant toulousain de confession protestante, découvrit son fils aîné Marc Antoine, âgé de vingt-neuf ans, pendu dans la maison familiale. Pour éviter desubir l'opprobre qui frappait les proches en cas de suicide, la famille décida de maquiller l'affaire en accident. Dénoncé, Jean Calas fut accusé d'avoir tué son fils pour empêcher celui-ci de se convertir au catholicisme, comme il en aurait manifesté l'intention. Aucune enquête ne fut entreprise pour connaître la réalité des faits. Jean Calas, sa femme et son fils Pierre furent soumis à la tortureet, sous la pression de la foule, le Parlement de Toulouse condamna Jean Calas à mort par huit voix contre cinq. Calas fut éxécuté le 10 mars 1762.
Le retentissement de l'affaire Calas fut considérable en France. Comme ses contemporains, le philosophe Voltaire crut d'abord à la culpabilité des Calas et considéra qu'il s'agissait d'une sorte de meurtre rituel. Cependant, à plusieurs reprises, desvisiteurs attirèrent son attention sur les incohérences du procès. En étudiant les circonstances du drame, le philosophe releva des invraisemblances qui semblaient prouver que Marc Antoine Calas n'avait pas été tué par son père. Dès lors, Voltaire travailla sans relâche pour obtenir la réhabilitation du condamné, et publia notamment son Traité de la tolérance (1763) pour mobiliser l'opinion.Grâce à son intervention, le 4 juin 1764, une assemblée de quatre-vingt juges cassa le jugement de Toulouse et réhabilita Calas. Cette décision fut entérinée par le Conseil du roi.

Les faits

|7 novembre 1732 : Baptême de Marc-Antoine Calas. |
|18 mai 1759 : Marc-Antoine Calas, reçu bachelier en droit, nepeut obtenir des autorités ecclésiastiques le certificat nécessaire à la |
|soutenance des actes de licence. Il se résigne mal à vivre dans la maison paternelle. |
|24 janvier 1761 : Lettre du subdélégué de Toulouse à l'intendant du Languedoc faisant état de la mauvaise volonté de Jean Calas à subvenir |
|aux besoins de son fils Louis, quine vit plus sous le toit familial. |

|13-14 octobre 1761 : Marc-Antoine Calas est trouvé étranglé au rez de chaussée de la maison. Le capitoul David de Beaudrigue mène |
|l'enquête. Il est peut-être vite influencé par la rumeur attribuant le meurtre à la fureur de Jean Calas, motivée par une prochaine ||conversion de son fils au catholicisme. |
|15 octobre 1761 : Interrogatoire sur écrou de Jean Calas, de son fils Pierre, et de Gaubert Lavaisse, leur invité le soir du drame. Les |
|accusés soutiennent d'abord la thèse du meurtre par un inconnu, puis, sur le conseil de leurs avocats, révèlent avoirtrouvé Marc-Antoine |
|pendu. Ils auraient maquillé ce suicide en meurtre et menti aux enquêteurs pour épargner au défunt la honte d'un crime contre soi-même. |
|18 novembre 1761 : Sentence des Capitouls affirmant la culpabilité des accusés, Jean, Anne-Rose, Pierre Calas, Jeanne Viguière et Lavaisse.|
|Ceux-ci plaident leur innocence et font appel devant le Parlement de Toulouse....
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