L'ennemi byzantin sous les omeyyades

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  • Publié le : 18 septembre 2010
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L’ENNEMI BYZANTIN SOUS LES OMEYYADES

Introduction
L’obligation de soumettre ou de convertir l’infidèle résultait implicitement du comportement du Prophète en ses derniers temps. Mais les détachements lancés par lui vers le Nord n’avaient pas dépassé les frontières de l’Arabie. Abu Bakr savait évidemment qu’il existait un Empire Byzantin et un Empire Perse, qui venaient de s’affronter ; iln’avait assurément aucune idée de les détruire. Ce fut la révélation de la surprenante faiblesse de l’adversaire, les premiers succès remportés qui, en peu d’années, élargirent presque aux limites du monde connu les ambitions musulmanes.
Ennemi = affrontement ( comment se déroule-t-il ? Pourquoi sont-ils ennemis ? Quelles relations autres que le combat ? La rivalité se joue-t-elle sur d’autres plans ?Attention : l’ennemi byzantin c’est quoi ? C’est qui ? ( Grand empire, beaucoup de peuples différents plus ou mois assimilés, religions différentes, degré d’appartenance différents à cet empire et surtout pas la même allégeance à l’autorité impériale.
Pbq : comment passe-t-on d’un adversaire de circonstance à l’ennemi qui va cristalliser tous les désirs de conquête de l’empire musulman ?

I-La première expansion arabe face aux Byzantins : une pénétration plus facile des marges hétérogènes

A- Les faiblesses de l’ennemi byzantin
- Ces faiblesses, il y avait certes l’épuisement des deux adversaires, mais aussi des causes permanentes : la dimension de l’Empire Byzantin qui l’exposait à des attaques sur divers fronts et nécessitaient de longs délais avant intervention. En plus il yavait la nouveauté d’une attaque venue d’Arabie, frontière qui n’avait eu jusqu’à présent à recevoir de véritable organisation militaire et surtout aussi la désaffection des sujets de l’empire. Les populations sémitiques d’Asie et les côtes d’Egypte, loin d’avoir complètement été assimilées et hellénisées, connaissaient au contraire depuis le Ve siècle, lié à la diffusion du christianisme un éveilde la culture propre dans leur langue nationale ; l’exigence du fisc, l’impopularité des grands propriétaires presque tous grecs ou hellénisés accentuaient des tendances autonomistes qui prenaient volontiers des formes religieuses : Araméens et Coptes étaient monophysites, et comme tels persécutés ou tracassés par l’église byzantine officielle, sans parler d’autres, les Nestoriens, qui avaient étébannis et avaient trouvé refuge chez les Sassanides, qui avaient en plus accueilli les Juifs byzantins.
Aux frontaliers de Mésopotamie et de Syrie les Arabes étaient connus puisque les Ghassanides (monophysites) avaient constitué des principautés sans parler d’autres groupes immigrés de longue date ; et les habitants en général les voyaient d’un moins mauvais œil que leurs maîtres plus étrangers.Au surplus, l’idée était courante qu’il pouvait y avoir des révélations successives pour les divers peuples, si bien qu’une annonce de révélation chez les Arabes n’avait rien de scandaleux pour les populations des marges byzantines.
Contrairement à certaines idées reçues la conquête des provinces orientales de l’Empire Byzantin, ou de la Perse, ne s’est donc pas faite grâce à des armes ou destactiques exceptionnelles : le chameau était un transport de troupes qui ne combattait pas et le cheval un grand luxe. La force était plutôt dans la position relativement centrale par rapport à ces frontières qu’ils attaquaient, dans la disponibilité quasi permanente de leurs troupes, semi-nomades ou volontaires de la foi. Rôle du butin mais qui est promis dans le Coran aux combattants + combattreles infidèles est un devoir + pbs politiques de la Ridda ( trouver une échappatoire à ces tensions internes.
En face il y avait des troupes lourdes, indifférentes, et, dans l’empire Byzantin, presque uniquement mercenaires, démoralisées en outre par les querelles intestines et l’hostilité des populations. En 630 Héraclius supprime les subsides versés aux Ghassanides, à cause de difficultés...
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