L'wutomne

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  • Publié le : 26 avril 2011
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Introduction :

L'automne est un poème écrit par Alphonse de Lamartine en 1820 qui fait partie de sa grande œuvre Les Méditations Poétiques. Cet œuvre-la pourrait être considéré comme le premier œuvre du Romanticisme en France, et fait passer Lamartine comme le chef de file de la poésie romantique.
Le poète se sert ici du paysage pour exprimer son état d’âme. Il représente l’automne commesaison de passage entre la vigueur du printemps, et la déchéance de l’hiver.
Nous étudierons comment la nature, ici en particulier L’automne, permet à un écrivain romantique d’exprimer ce qu’il ressent.
Nous verrons dans une première partie l’automne comme « saison mentale » puis, dans une seconde partie, Le lyrisme de la Nature et le romantisme.

Développement :

1. L'automneconstitue une saison mentale pour le poète.

Le poète nous peint un véritable tableau de la nature en pleine saison automnale.
Le titre lui-même, L'Automne, annonce explicitement une saison. De plus, le champ lexical de la nature est très fourni, et ce dans presque toutes les strophes : "bois", "verdure" (v. 1), "feuillages", "gazons" (v. 2), "nature" (v.3), "soleil" (v. 7), "bois" (v.8), "automne", "nature" (v. 9) en sont quelques exemples. Cette nature est évoquée sous différentes formes : végétaux, lumière, saison, l’air est si parfumé, le soleil est si pure, le soleil est si beau…etc. On a donc l'impression que c'est de la Nature toute entière que Lamartine veut parler.
L'organisation des quatre premières strophes est donc binaire: automne/sentiment. Aussi,l'automne est bien présenté comme une saison de passage grâce aux éléments qui traduisent le caractère fugace de cette saison: « jaunissant/un reste de/épars/pâlissant » qui trouvent leur couronnement dans « faible lumière ». Les marques de l'automne sont des marques de l'évanouissement grâce à la répétition de l'adjectif «dernier » qui comporte à la fois des notations d'abondance ou de vigueur «Verdure/beaux jours/sourire ».
L'automne est une période de transition entre la chaleur et la vie vivante de l'été et la vie froide et sans espoir de l'hiver. Ca représente la transition des saisons mentales de l’auteur. Le paysage n’est pas seulement un miroir des sentiments de l’auteur, mais il est aussi assimilé, ainsi que toute la nature, à l’auteur. En effet, dans le première vers, lepoète apostrophe la nature : « Salut ! » est une formule que l’on adresse normalement à un humain ce qui prouve que Lamartine "parle" avec la nature comme avec une personne humaine. La nature est même l’auteur d’actions humaines dans ce poème. En effet, grâce à des personnifications, l’auteur met en avant le fait qu’elle « expire », « sourit » avec ses « lèvres ». Elle porte aussi des « regards »à l’auteur. « C’est l’adieu d’un ami » dit Lamartine. Il personnifie ici la nature ou fait une métaphore en la comparant à quelqu’un d’humain, à un « ami ».
La nature est assimilée à l’auteur mais l’auteur s’assimile aussi à la nature. Il se compare, grâce à une métaphore, au soleil qui est « prêt à quitter l’horizon de la vie ». Normalement, c’est le soleil qui quitte l’horizon en allant secoucher. On trouve aussi « ainsi » qui est une comparaison : pendant les trois premières strophes, l’auteur parle de la nature puis de lui-même. Cependant, « ainsi » est une coupure qui compare la nature avec l’auteur, puisqu’il se compare avec le soleil couchant. Après s’être comparé au soleil, Lamartine se compare ensuite à une « fleur qui tombe ». En parlant de cette « fleur » qui meurt, il parlede lui-même. Plus loin, les parfums de la fleur qui meurt sont comparés à un « son … mélodieux » que l’auteur « exhale ». Ce verbe, « exhaler, s’applique normalement à une odeur et permet donc au poète de mieux pouvoir se comparer à cette « fleur », à mieux se comparer à la nature.

2. Le lyrisme de la Nature et le romantisme.

La forme du poème est un...
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