Anthropologie

Pages: 5 (1154 mots) Publié le: 10 avril 2013
EXPOSE
Pour Maurice Merleau-Ponty : Le corps est le véhicule de l’être au monde, et avoir un corps c’est pour un vivant se joindre à un milieu défini, se confondre avec certains projets et s’y engager continuellement
Notre exposé se fonde sur un ensemble de quatre textes traitant desdiverses dimensions qu’implique la notion d’espace public urbain. Les quatre auteurs exposent leurs thèses et leurs raisonnements, leurs critiques sur le sujet. Dans un premier temps, Marc Relieu, attaché de recherche à la Maison des sciences de l’homme, partage dans le courrier du CNRS de 1996 ses recherches sur la question de la marche des piétons et l’interaction qui réside entre eux. Puis,Isaac Joseph professeur de sociologie à l’Université Lyon II et également conseiller scientifique du programme Espaces publics au Plan Urbain expose son point de vue sur le terme même d’espace public. Edmond Preteceille, directeur de recherche au CNRS, dans son article, nous amène à cerner l’implication de l’espace urbain dans la séparation des différentes catégories sociales sur un territoiredonné. Enfin, selon Dominique Fleury, directeur de recherches à l’Institut nationale de recherche sur les transports et leur sécurité, la relation qui unie le traitement de la rue et l’urbanisme demeure fondamentale pour la sécurité des usagers.
L’étude de ces articles portera sur les différentes approches qui permettent l’étude de l’espace urbain. Il est donc intéressant d’analyser comment les auteursabordent la question de cet espace particulier. Tout d’abord, en ce concentrant sur les piétons et leur marches, puis sur l’espace public et ses diverses définitions, et également sur la division sociale accentuée dans cet espace, pour enfin évoquer la nécessité de la lisibilité de l’espace urbain.

La première approche est le théorie de Marc Relieu.
L’auteur s’attache à l’étude ducomportement de passants au sein d’un espace urbanisé. Le fil conducteur du texte est celui de la circulation piétonnière.
Les passants anonymes qui circulent en ville établissent un lien social particulier entre eux alors qu'ils cherchent à s'éviter sans se regarder.
Silence et indifférence caractérisent le lien social qui s’établit entre passants anonymes circulant ensemble sur le même trottoir.Ces piétons parviennent cependant à coordonner finement leurs déplacements, ce qui leur permet de se croiser en s’évitant mutuellement, sans interaction ni collision.
Le lien social qui s’établit entre des passants qui circulent ensemble sur le même trottoir n’est pas fondé sur un échange de paroles_. Quand ils commencent à parler, les passants se positionnent au sein d’une autre activité que lamarche, si bien qu’ils ne s’adressent plus à des étrangers en tant que tels, mais par exemple à des policiers ou à des vendeurs, c’est-à-dire à des personnes socialement catégorisées, en compagnie desquelles ils mettent en œuvre des schémas d’action spécifiques et routiniers : une plainte, une transaction commerciale. La relation de paroles entre passants anonymes se caractérise par sa brièveté, sastructure et surtout son statut d’interruption momentanée__ de l’activité principale que constitue la marche. Au lieu de commencer, comme les conversations, par un échange de salutations, cet échange utilise un « ticket » : « excusez-moi, vous avez l’heure ? ». Une fois la réponse donnée, chacun retrouve le silence et le déplacement.
Si la relation sociale entre passants ne reçoit pas sasignification des mots, elle n’est pas pour autant dépourvue de signification sociale. Ainsi de l’indifférence mutuelle adoptée par les passants. Elle est le corrélat d’une orientation mutuelle conjointe sur une forme particulière d’être ensemble, les relations en public, distincte de l’interaction de face-à-face, ou d’autres types de rencontres sociales. L’efficacité sociale liée à cette indifférence...
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